DURÉE
La durée de la maladie est donc très variable.
Alors même que l'on se trouve en présence des cas les moins graves la guérison est toujours longue à obtenir, en raison même de la réparation qui doit s'effectuer. Ainsi la malade de l'obs. VI n'a-t-elle pu quitter l'hôpital que soixante jours après le début des accidents; le malade de l'observation IV n'était pas encore complètement guéri de sa lymphangite lorsqu'il succombé à une péricardite, six semaines après le moment où la gangrène était survenue.
De même le malade de l'observation VIII.
Quant aux cas dans lesquels la lymphangite s'est métamorphosée en phlegmon diffus, il nous est impossible d'établirune moyenne ; en effet, des trois casquenousavonsob-
servés, deux sont moi'ts en pleine évolution de la maladie (obs. I et V) ; quant au troisième, il était encore bien loin d'être complètement guéri, lorsque s'est déclarée la pleurésie qui l'a emporté.
Le malade de l'observation II, qui est un si bel exemple de succès thérapeutique n'est pas resté moins de deux mois et demi a l'hôpital,
Lorsque la mort survient, elle peut arriver à diverses périodes de la maladie :
Lorsque la gangrène est établie, le malade peut succomber à la suite des phénomènes ataxo-adynamiques, ainsi que cela s'est produit dans nos observations 1 et IX ; dans toutes deux entre le sixième et !e huitième jour après le début des accidents.
Pendant la période d'élimination des esehares, alors même qu'ils ont traversé heureusement les différentes phases de la maladie, tout danger est loin d'être conjuré, et les malades peuvent être emportés, soit par la suppuration intarissable ou l'infection purulente, soit par une maladie intercurrente, et cela, longtemps après le début de la maladie.