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La
la tuberculose dans l’étiologie de la lymphogranulomatose est loin d’être tranchée. Les divergences des auteurs sont encore considérables.
Fraenkel et Much pensent que la granulomatose est une entité morbide due à une bactérie granuleuse qui est peut-être voisine du bacille tuberculeux. Sternberg croit à l’action d'un virus tuberculeux modifié, tout en reconnaissant que cette étiologie n’est pas démontrée.
Pour Pappenheim, le type histopathologique de la lymphogranulomatose ne représente pas une unité étiologique et nosographique; la tuberculose semble y jouer un rôle partiel, mal défini d’ailleurs. |
Fabian, plus affirmatif et peu exigeant, divise l’affection en « trois formes : tubercüleuse, syphiktique et cryptogénétique ». |
Nous devons applaudir aux paroles prudentes de Naegeli (1919) qui estime que l’on a tendance à exagérer le rôle de la tuberculose. -
Signalons enfin que Paltauf qui fut l’un des parrains . de l’ « eigenartige Tuberkulose > renonce, à l’heure actuelle (1912) à la théorie de la nature tuberculeuse, paratuberculeuse ou toxi-tuberculeuse. :
K. Ziegler (1911) repousse également l’étiologie tuberculeuse ; il s’agit, selon lui, d’une entité anatomique et étiologique due à un agent spécifique encore in-
-connu. si a . L’attention des auteurs, absorbée par ces discussions d’ordre étiologique, ne se porta guère sur la partie clinique de la question. | … Schur (1903) essaya, le premier d’esquisser le tableau clinique de l'affection. Aitschmann et Stross (1903) firent le diagnostic pendant la vie du malade.Zuppinger (1904)
puis Lehndorff (1906) étudièrent la lymphogranulomatose de l'enfant.
Naegeli, Fraenkel, Hirschfeld et KX. Z'egler sont les cliniciens qui, par leurs observations méthodiques, ont contribué le plus efficacement à superposer une description clinique à la lésion lymphogranulomateuse.
Cependant l’étude symptomatologique est loin d’être faite ; elle est à peine ébauchée. On doit se demander, il est vrai, s’il est possible de pousser plus avant la schématisation des faits cliniques. En ce qui concerne le groupe des affections systématisées de l’appareil lymphatique, les descriptions d'ensemble trop « finies » présentent plus d’inconvénients que d’avantages.
L'étude hématologique a été négligée pendant de lon gues années. Autchinson (190%),se demandant s’il existe une formule caractéristique de la lymphogranumalomatose, constate que le nombre des examens de sang complets, pratiqués selon les méthodes modernes, n’est pas
encore suffisant pour conclure, et Jess faisait encore la même réflexion trois ans plus tard.
Vaquez et Ribierre (1900) semblent avoir été les premiers à relever l’importance de la leucocytose polynucléaire et à mettre en relief les particularités que cette réaction sanguine présente dans l'affection qui fait l’objet de cette étude. ec
Au contraire Zongcope (1903), Muir (1905), Rufjin (1906), tout en constatant la fréquence de l’hyperleucocytose polynucléaire, n’y attachaient aucune importance diagnostique, car ils admettaient qu’elle était liée à des infections secondaires (tuberculeuses ou autres). |
En Allemagne, c'est Schur (1903) ) qui semble avoir attiré l'attention sur la fréquence de la Déernnsiéose