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mer les tissus contre le sol donnant ainsi lieu à une sorte de contusion chronique, et, pour empêcher cet effrondrement, 1l a fait construire à la malade un soulier très serré dans lequel il place une semelle convexe présentant une excavation au niveau de la tête métatarsienne douloureuse. Le résultat fut bon. Que dans ce cas particulier il se soit agi de contusion chronique des parties molles sous-jacentes à une tête métatarsienne, le fait est possible, mais ce qui estimpossible d'admettre c'est que la théorie soit applicable à tous les cas. Dans le cas même de M. Gallois l’explicalion ne paraît pas absolument satisfaisante; il nous dit en effet que sa malade souffrait aussitôt qu’elle mettait une chaussure,et qu’aussitôt qu’elle se déchaussait la douleur cessait, chez elle elle ne portait que des pantoufles ; assise, elle était forcée d’enlever ses souliers pour calmer la douleur. Or des pantoufles soutiennent moins encore le pied que des souliers, et cependant les pantoufles la calmaient évidemment; d’au-
tre part qu'il se produisit un effrondrement de la voûte
plantaire pendant larmarche, le fait est possible, mais
dans la position assise, l’effrondrement cesse, la contusion cesse et cependant la douleur persistait et obliqeait la malade à se déchausser ce qui sapprimait Immédiatement les souffrances.
Que le traitement ait fait disparaître l'affection, cela prouve seulement qu'il agit efficacement sur une cause de compression nerveuse, mais pas sur celle que suppose M. Gallois. Nous verrons laquelle dans un ins-
tant.
Caizergues