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La disparition rapide, où tout au moins l’atténuation constante des douleurs à la suite de l’enlèvement des chaussures, doit,il nous semble faire rejeter également toutes les hypothèses-qui admettent comme cause unique le relâchement du ligament transverse, qu'il en résulte la compression des nerfs collatéraux par une tête métatarsienne déplacée, ou une compression de tcut le pied dans un soulier devenu trop étroit. Du moment que les malades souffrent même lorsqu'ils sont assis, alors que la voûte métalarsienne peut reprendre sa disposition, il semble que l'explication est insuffisante; nous ne disons pas qu’elle doive être négligée d'une façon absolue.
La théorie de Güthrie invoquant une subluxation des articulations métlatarso-phalangiennes entraînant un üraillement el une compression des nerfs, n’est pas d’une très grande précision : il ne dit ni comment, ni par quoi les nerfs sont tiraillés, comprimés. D’autre part si dans quelques cas ona pu rencontrer une subluxation des orteils, il faut considérer deux faits, c’est premièrement que nombre d'individus ont une subluxation de leurs articulations métatarso-phalangiennes sans avoir jamais présenté de douleur, deuxièmement que, sous lPinfluence de la douleur de la métatarsalgie, il est fort probable qu'il y a eu de la contracture des extenseurs des orteils ayant entraîné la subluxation en question.
Une hypothèse qui au premier abord semble s’appuyer sur des faits indiscutables parce qu’elle est fon-
dée sur une série de radisgraphies, est celle qu'ont
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émise récemment MM. Peraire et Mally. Pour ces auteurs, comme nous l’avons déjà dit, la douleur résulte de la compression des tissus de la face plantaire du pied par les surfaces articulaires déplacées. Il y aurait en effet déviation des métatarsiens et sub/uxation des tètes métatarstennes. Disons d’abord que ce terme de subluxation des têtes métatarsiennes nous paraît très impropre, car onne dit pas que le bassin se luxe sur le fémur, mais bien le fémur sur le bassin, il conviendrait donc de dire subluxation des phalanges sur les métartasiens, à moins que les auteurs ne veuillent entendre par là que les têtes métatarsiennes sont déplacées en bas, dans quel cas il s’agit d’une subluxation des articulations tarso-métatarsiennes. Cette remarque faite, il nous paraît probable que par ce terme qu'ils emploient les auteurs entendent simplement un affaissement de la voûte formée par les têtes métatarsiennes, avec subluxalion consécutive des phalanges sur ces têtes.
Et nous faisons à cette théorie les mêmes objections qu'aux théories précédentes, c’est que ce n’est pas seulement pendant la marche ou pendant la station de. bout que les malades souffrent, mais aussi- au repos lorsqu'ils ont le pied emprisonné dans une chaussure- Peut-être MM. Peraire et Mally ont-ils voulu signifier par « tissus de la face plantaire du pied » non seulement les tissus sous-jacents aux têtes métatarsiennes, mais aussi ceux compris entre ces têtes,etles douleurs dans ce cas résulteraient pour eux, cela semble, de la
compression de ces tissus intermétatarsiens par les
métatarsiens déviés. Et c’est là qu'il nous faut examiner l'importance des déviations constatées par la radiographie. , :
Nous devons dire que si toutes les radiographies étaient aussi probantes que celle de leur première observation, nous nous déclarerions absolument con- VAIUCUS :
On y distingue en effet (V. obs. I. Péraire et Mally) une déviation fort nette des 2, %, 4° et 5° métartasiens du côté droit et de la tête du 4 métatarsien du côté droit. Malheureusement il n’en est pas de même pour les autres cas; les figures nous semblent être celles de squelettes de pied absolument normaux,
Etudiez en effet ces radiographies, vous y verrez, du moins nous y avons vu, que des apparences de déformations doiventêtre attribuées aux variations de position du foyer lumineux. On dirait que les épreuves qui nous sont présentées, ont été exécutées les unes avec un éclairage absolument direct, les autres avec une lumière venant obliquement. Ce qui fait que les métatarsiens sont vus tantôt d’en haut, tantôt plus ou moins de profil. De là résultent pour nous des déformations que nous n'acceptons pas comme concluantes.
Les auteurs nous disent d'autre part que la lésion de ces têtes mélatarsiennes est de l'ostéite condensante, et cela d’après un examen microscopique fait par Pilliet, Nous reconnaissons que cet examen est absolument incontestable ; ilse rapporte au cas où les déformations osseuses sont si nettes sur les radiographies,
mais nous reCONNaIssONS aussi que cet examen micros-
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