OBSERVATION XXI
Clado. Obs. inédite.
Monsieur M..., âgé de 38 ans.
jouit d’une bonne santé habituelle. Aucune maladie importante à signaler. De souche arthritique, il est un peu rhumalisant lui-même.
Les premières manifestations douloureuses du côté dupied remontent à deux ans. Sans cause appréciable au milieu de la nuit il a eu des douleurs aui dès le début se sont localisées dans le 4° espace intermélatarsien gauche. Après le premier accès qui dura très peu de temps, la douleur n’est plus revenue qu'à loccasion de la faligue, à de longs intervalles de deux ou trois mois. Dès le début il a remarqué que l4 chaussure vernie, qu'il portait habituellement, était une des principales causes des crises douloureuses ; aussi son premier soin fût de quitter pour toujours les chaussures vernies el les remplacer par des chaussureslarges. Dans ce laps de Llemps de deux ans les crises les plus éloignées du début étaient beaucoup plus violentes et d'une durée parfois de plusieurs jours obligeant le malade à suspendre son travail
où bien à circuler avec une pantoufe.
Les dernières crises ont été d'une violence (elle que, le
malade dût consuller à Vienne d’abord à Wurirburg ensuite.
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Le professeur Hoffer, d’après la description du malade, aurait diagnostiqué une tarsalgie : conséquence de pied plats et de fait il lui conseilla de porter une chaussure avec une pièce convexe correspondant à la concavilé dela voûte plan taire. Un aulre médecin diagnostiqua une vagino-ténosite des extenseurs, enfin à Wurtzburg, suivant les indications de la tarsalgie on condamna le malade au repos absolu dans la gouttière plâtrée. Or, dès Le soir du premier jour où l'appareil fut posé le malade, dans un accès douloureux, arracha l'appareil il mit un pied en liberté ; les douleurs disparurent aussitôt, cet accès douloureux dura environ trois mois, avec des alternatives d’aggravation et d'amélioration, et fit place au calme complet à la condition de porter désormais des chaussures très larges. Il fait remarquer que la chaussure | recommandée par Hoffer n'aurait aucune influence sur la douleur, laquelle n’a disparu que grâce au port d’une chaussure très large.
Dans les intervalles des accès le malade ne souffre nullement à la condition toutefois de ne pas se livrer à desmarches fatigantes et surtout de porter une chaussure large. L'accès se résume en la douleur et les troubles fonctionnels qui en sont la conséquence. La douleur présente nn siège toujoursle même que ce malade indique en promenant son index d'avant en arrière sur la face dorsale du pied le long du quatrième espace intermétatarsien. Il ne ressent pas de douleurs ni à la face plantaire, ni le long de la jambe. Quant aux troubles fonctionnels ils ne sont jamais assez prononcés pour empêcher complètement la marche : même pendant la dernière crise le malade à pu marcher avec unepantoufle en drap, en posant son pied à plat sur le sol. :
Ua détail qu’il importe de signaler est qu'il souffre pen-
ant les crises lo oreises et en dehors d’un rhumatisme