Paris
oculaire deviennent le siège d'une suppuration abondante; les poumons , la plèvre^ les principaux viscères, peuvent également devenir le siège de ces affections , lorsque l'opération a été pratiquée sur les nerfs splanchniques qui leur sont plus particulièrement destinés. » Notons que la section de rameaux même volumineux du grand sym pathique ne semble déterminer aucun état pathologique spécial chez les animaux, aussi longtemps que leur santé générale demeure intacte; ajoutons que l'abstinence prolongée crée en réalité une maladie , car si on injecte directement le sang frais provenant d'un animal soumis à une longue abstinence dans les vaisseaux d'un sujet bien portant, celui-ci éprouve le même genre d'empoisonnement que produit un sang chimiquement modifié après avoir cessé de vivre (1).
Ces faits, rapprochés de ce que nous savons des maladies virulentes , autorisent donc à penser que si l'on avait en main la cause de la pneumonie, de la pleurésie ou même des maladies constitutionnelles,, comme on peut avoir celle de la variole , de la peste bovine , etc., on reproduirait les unes aussi exactement que les autres. D'où cette conclusion, que si l'on ne réussit pas à produire les maladies sans contage , c'est qu'on n'est pas maître des causes dans les expériences, comme on l'est dans celles d'inoculation.
(1) Cl. Bernard, loc. cit, p. 41.