AD
Dans l'observation V, on voit que la toux date d'il y a 10 ans; la 1 hémoptysie eut lieu il y a 8 ans. Le malade s’est senti oppressé et gêné il y a 2 ans seulement.
L'observation VInous révèle que ce malade à eu à l’âge de 12 ans une « fluxion de poitrine » du côté gauche ; 2° « fluxion du poitrine » 6 ans plus lard du même côté; enfin 1l y a 4 ans, pleurésie du même côté gauche, suivie de ponction. 11 semble bien qu’on peut faire remonter le bacillose à la première manifestation pulmonaire apparue à l’âge de 12 ans. Le malade s’est plaint de dyspnée d’effort il y a seulement 5 ans.
On voit par cette analyse des observations que jamais nous n’avons observé d’emphysémateux tuberculeux chez lequel lemphysème ait apparu en premier lieu permettant ensuite à la tuberculose proprement dite de se manifester.
Cet ordre d'apparition constant des lésions et des symptômes correspondants semble déjà être une preuve évidente des rapports étroits qui lient l’'emphysème à la tuberculose.
En présence de ces constatations, on doit se demander s’il y a là une simple coïncidence, s'il ÿ a pas une raison de cette prédilection du poumon emphysémateux tuberculeux à se laisser d’abord envahir par la tuberculose.
Nous avons déjà dit que Lous les auteurs ne voyaient dans l’associalion de la tuberculose et de l'emphysème qu’ une relation de coexistence. Ils ont envisagé surtout
celte associalion au point de vue du pronostic, et ont
dat || ii ire SN
ei
LCR le USE e
le
RU LA LÉ is à ri let
ds Ye
constaté que d’une façon générale la tuberculose et l’'emphysème coexistent dans un même poumon pour le plus grand bien des malades, que ce soit l’une ou l’autre de ces deux affections qui ait débuté.
Pour nous, nous ne voyons pas dans cet ensemble une simple association de deux maladies, une sorte d’é6at pathologique hybride constitué par lemphysème et la tuberculose engageant une lutte pour obtenir la suprémalie, lutte dont l’emphysème sortirait le plus souvent victorieux.
Nous pensons qu'entre la tuberculose et l’'emphysème il n'y à pas une différence de nature: autrement dit, ces deux affections reconnaîtraient une origine identique, le bacille de Koch et ses toxines.
La tuberculose est une affection essentiellement sclé-
rogène. Il y a tendance à la formation fibreuse autour
des tubercules isolés, autour des noyaux broncho-
pneumoniques, et même autour des cavernes où la coque de tissu fibreux peut devenir très épaisse. Il y a aussi formation de tissu fibreux dans toutes les pleurésies, et lon voit des bandes de ce tissu partir de la plèvre pour aboutir aux ganglions du hile en suivant le trajet des lymphatiques. Enfin la véritable sclérose tuberculeuse est constituée par ce qu’on appelle la phtisie fibreuse, où l’on voit les lobules séparés par de larges bandes fibreuses donnant naissance à des bourgeons de même nature qui se dirigent dans lintérieur des alvéoles et arrivent à les combler partiellement.
Quelles sont les lésions anatomo-pathologiques de
l’'emphysème ?
SRE
A l'examen histologique, on constate tout d’abord que les lobules pulmonaires sont considérablement distendus. Les parois alvéolaires des vésicules emphysémateuses sont atrophiées. On constate en outre dans quelques cas que ces parois sont perforées. La lésion primitive consiste dans la rupture des fibres élastiques ; celte rupture détermine l’oblitération des capillaires, d’où apport sanguin insuffisant el par suite dégénérescence de l’endothélium.
Il ya en somme une atrophie scléreuse du tissu conjonctif du poumon.
Ainsi se trouvent expliqués les rapports étroits qui existent entre l’emphysème et la tuberculose. De même que la tuberculose peut amener la production de sclérose au cœur (myocardite), dans le rein (néphrite), dans la plèvre (pleurésie)}, de même :il peut se faire de la sclérose dans le poumon, sous l’influence du bacille de Koch etde ses toxines. La sclérose une fois constituée, les conditions sont remplies pour permettre à l’alvéole de se dilater,ses parois n’offrant plus désormais qu’une faible résistance.
L’Emphysème devient donc ainsi une forme fibreuse, une forme atténuée de la tuberculose du poumon, une forme dont l’évolution sera lente et torpide, comme nous le verrons plus loin.
Une question se pose maintenant, du plus haut intérêt.
L’Emphysème généralisé est-il toujours d’origine tuberculeuse ? Ne peut-on pas invoquer d’autres causes génératrices de l’eclasie des alvéoles pulmonaires ?
Chez les vieillards, il y a des lésions de nutrition du
Jus: ue ARE, ras dd Che ot | 7 ir melti MAS de Fr" Ÿ cd
its É
CPC URS
tn) L é
Er
TE
ct à
4 dt
LOT e, oc EE Li
à W | ro) 7 Dia » EU cù a in à d'u dy RPM Le ?
dé MU 90 te cr fi
ju bé A 7 tr,