DIAGNOSTIC
Si l’on ne considère que les symptômes, il y a deux diagnostics à faire : celui de tuberculose et celui d’emphysème.
Les signes de l’emphysème sont suffisamment caractéristiques pour qu'une erreur de diagnostic ne soitguère possible.
Pourtant le diagnostic sera difficile à faire, si l’on se trouve en présence d’un malade arrivé à la période asystolique, chez lequel les symptômes cardiaques attirent seuls lattention par leur importance et leur gravité ; les commémoratifs pourront faire rapporter ces accidents à leur véritable cause.
Le diagnostic de tuberculose chez des malades offrant en même temps des signes d’emphysème présente une certaine difficulté. |
La poitrine est sonore ; les bruits particuliers à l’emphysème, à la bronchite ou à la congestion réalisant parfois un véritable bruit de tempête ne permettent pas d'entendre les craquements, les râles ou les gargouillements dus à la tuberculose.
Etant donné en outre que souvent la santé générale paraît bonne, qu'il n’y a pas de fièvre, parfois pas d’hé-
moplysies, peu d’expectoration, on conviendra que dans
dé, GR
re
bien des cas, le diagnostic de tuberculose pulmonaire
- peut rester hésitant.
Pourtant un examen attentif et prolongé permettra de dépister la tuberculose masquée par l’'emphysème. La recherche des antécédents héréditaires, familiaux ou personnels sera d’un grand secours. En percutant avec soin les deux sommets, on pourra constater de la diminution d’élasticité, de la submatité, de l'élévation de tonalité. L’auscultation, pratiquée après un repos de quelques jours qui aura laissé calmer la tempête, permettra d'entendre une inspiration rude et une expiration saccadée, ou bien si les lésions sont plus avancées, des craquements et du gargouillement.
Enfin le contrôle du diagnostic se fera par la recherche du bacille de Koch dans les crachats.
Mais l’on sait qu'il arrive fréquemment que des crachats de phtisiques avérés ne contiennent pas de bacilles, quelque soin que l’on mette à lesrechercher.
Si donc l’on peut dire que la présence du bacille de Koch dans les crachats est une certitude de l'existence de la tuberculose, la réciproque n’est pas vraie; et de ce qu'il n’y a pas de bac Iles sous le champ du muicroscope, on ne peut pas conclure qu'il ne s’agit pas de tuberculose.
En somme le diagnostic de tuberculose emphysémateuse, difficile dans certains cas, pourra se faire Île plus souvent avec les seules ressources de la clinique ;
la bactériologie viendra parfois confirmer ce diagnos-
tic clinique par la découverte du bacille.