OR
plus vaincre l'obstacle que lui oppose le poumon congeslionné, il se laisse forcer, dilater, des insuffisances fonctionnelles se constituent, la stase veineuse existe partout, les œdèmes généralisés apparaissent, les urines deviennent albumineuses et rares, et peu à peu le malade s’achemine vers l’asystolie, dent il pourra sorlir victorieux parfois, mais à laquelle il finira par succomber.
C'est là la terminaison obligatoire des malades atteints d’emphysème d’origine tubereuleuse comme de tous les emphysémateux.
Témoin cette observation de Renaut : il s'agissait d’une femme emphysémateuse tuberculeuse, entrée à l'hôpital ; elle présentait au moment de son entrée des signes d’emphysème et de tuberculose, et une hypertrophie du cœur, sans lésions valvulaires. Au bout d’une quinzaine de jours, la dyspnée augmenta, le cœur eut des faux-pas, le pouls devint irrégulier comme celui de l’asystolie. Dix ou douze jours avantla mort qui survint 3 mois après l’entrée à l'hôpital, une insuffisance tricuspidienne se montra.
L’autopsie permit de vérifier les lésions signalées pendant la vie : il n’y avait pas d'insuffisance organique valvulaire.
En résumé, on voit que le pronostic est favorable chez les tuberculeux à manifestation emphysémateuse.
La tuberculose existant dans un poumon n’est pas un obstacle au développement de l'emphysème, elle ne peut
en être un, car ces deux affections décrites séparément
épi
ne semblent être au fond que deux manifestations différentes d’un même élal morbide.
L’emphysème est en définitive un mode de guérison de la tuberculose proprement dite, une évolution heureuse des lésions causées par le bacille de Koch et ses
toxines.