‹ De la mannite et de ses éthersChapitre 13 sur 19 · I =ti · texte numérisé non relu

I =ti

d’où l’on déduit pour le poids de 1 gramme de matière primitive

[«]./= + 10°,80 (moyenne) ù +10,1 ;

(1) Uebthei.ot, Ibid,, p. 309.

si l’on calcule le pouvoir rotatoire pour la formule de la mannitane monochlorhydrique, on trouve

ce pouvoir rotatoire est de même sens que celui de la mannitane monochlorhydrique pure, mais inférieur d’un tiers en grandeur absolue : cela tient à ce que la saponification est en réalité plus avancée, la liqueur est acide, et l’on a un mélange de mannitane nionochlorhydrique, de mannitane dont le pouvoir rotatoire est beaucoup plus faible, ainsi qu’on le verra, et peut être également d’une certaine proportion de mannile dichlorhydrique lévogyre.

2 . J’ai ensuite ajouté de nouveau 16 cc ,2 de solution alcaline à la liqueur, et j’ai maintenu à l’ébullition pendant 15 minutes. La liqueur refroidie et parfaitement neutre occupait un volume de 42 cc } le poids de la matière primitive élant de 0 g ,99 (perte de 1 pour 100 dans la 1 " manipulation) la déviation observée est pour une longueur de 2 d,n = -+ 22', ce qui donne, pour le poids O 8 ,99 de la substance primitive, un pouvoir rotatoire égal à + 7 °,8 et en le rapportant à la formule de la mannitane.

le produit retiré de la solution présente d’ailleurs tous les caractères de la mannitane préparée avec de l’acide chlorhydrique ; il ne renferme plus de chlore.

3. J’ai ajouté ensuite 3 centimètres cubes de soude en solution concentrée à une partie de la liqueur renfermant un poids de matière autre correspondant à 0 çr ,/i de mannile dichlorhydrique: il ne se manifeste aucune action à la température ordinaire, mais, à l’ébullition, la liqueur se colore un peu; et si l’on examine la liqueur après cinq minutes d’ébullition, on observe que le pouvoir rotatoire a encore augmenté dans le même sens, mais, cette fois, dans une proportion considérable. Voici mes mesures :

V = 21 ll ',4 ;

p = 0* r ,4 (mimnito dichlorhydrique moilitié.ï) :

d’oÿ l’on déduit pour le poids28 degrés et pour le poids p = O 8 '208 correspondant à la formule C ,2 H 12 0 10 .

fa) == + 83». '

h. Dans une aulre série d’expériences, j’ai primitivement ajouté à la solution de mannite dichlorhydrique un poids d’alcali capable de saturer le tiers de l’acide chlorhydrique combiné. J’ai alors observé un pouvoir rotatoire, calculé pour la formule C I2 H 2 (IFO 2 ) 4 (HCl), égal à -f- J6°7, c’est-à-dire qui ne s’écarte que de ‘/ 9 de celui observé pour le corps pur. En faisant bouillir ensuite, avec un grand excès de potasse, le pouvoir rotatoire augmente considérablement et il atteint la valeur de -j- /|5 degrés pour la formule C lî H l2 0 1( >.

5. D’après ces expériences, le produit de la saponification des éthers chlorhydriques de la mannite est isomérique avec la mannilane; son pouvoir rotatoire moléculaire est dextrogyre et égal à-|~10",4. Ses autres propriétés ne la distinguent pas de la mannilane obtenue par l’action de la chaleur sur la mannite.

3° Mannite dibromhydrique C‘‘ 2 IP (H’O 2 ) 4 (HBr) 2 . — 1. La préparation de ce composé est semblable à celle du composé dichlorhydrique. Il est bon de chauffer le mélange pendant deux heures seulement ; autrement il se forme des composés huileux insolubles dans l’eau et qui sont formés de dérivés bromhydriques de la mannilane.

Au bout d’un temps très-long, plusieurs mois, il se forme, dans les tubes où s’est effectuée la réaction, un dépôt de cristaux de mannite dibromhydrique fortement colorée en brun. On peut isoler plus rapidement ce composé : pour cela on fait évaporer rapidement, à froid, sur une soucoupe, quelques gouttes du produit de la réaction, de façon à avoir des traces du composé à l’état solide; cela fait, on étend le contenu des tubes d’un volume d’eau égal au moins au sien, et l’on y projette les cristaux précédemment obtenus, la mannite dibromhydrique se sépare immédiatement à l’état solide.

On la purifie en la faisant dissoudre rapidement dans l’eau bouillante en présence d un peu de noir animal, on filtre, et par le refroidissement, le composé cristallise à l’état de pureté. Il est important de ne pas prolonger l’ébullition au delà du temps strictement nécessaire pour opérer la dissolution; l’eau bouillante décomposant la mannite dibromhydrique ; même en prenant toutes ces précautions, plus des deux tiers du produit se trouvent transformés.

2 . La mannite dibromhydrique est insipide, inodore, insoluble dans l’alcool, dans l’éther et dans l’eau froide; elle est soluble dans l’eau chaude et dans les solutions concentrées d’acide bromhydrique, elle cristallise en petits cristaux incolores et fond vers 178 degrés en se décomposant. Chauffée sur une lame de platine, elle fond, puisse vola-

tilise sans laisser de résidu. Ses vapeurs brûlent avec une flamme fuligineuse bordée de vert. L’insolubilité de la mannite dibromhydrique dans les divers dissolvants et sa facile décomposition n’ont pas permis de déterminer son pouvoir rotatoire.

3. La mannite dibromhydrique m’a donné à l’analyse les nombres suivants :

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