CONCLUSIONS
Dans le présent mémoire, je fais connaître un certain nombre de composés nouveaux de la mannite. L’étude de ces composés, jointe à la comparaison des propriétés des corps analogues décrits antérieurement, m’a amené à les rattacher à deux classes distinctes.
La première classe comprend les éthers de la mannite formés par l’union d’une molécule de mannite avec une ou plusieurs molécules d’un ou plusieurs acides monobusiques quelconques et élimination simultanée d’un nombre égal de molécules d’eau H 2 0‘ 2 . La seconde
classe, formée par les étbers de la mannitane, comprend les composés résultant de l’union d’une molécule de mannite et d’une ou plusieurs molécules d’un ou plusieurs acides monobasiques avec élimination d’un nombre de molécules d’eau supérieur d’une unité au nombre de molécules d’acide entrant en réaction.
Les éthers de la mannite les plus faciles à préparer résultent de l’urion d’une molécule de mannite ou de mannitane avec un nombre pair 2, A ou 6 molécules d’acide.
La comparaison des éthers chlorhydrique et bromhydrique de la mannite et de la mannitane, et des éthers correspondant de la glycérine, établit une relation étroite entre ces composés d’une part et la glycérine d’autre part.
J’ai établi certaines relations qui existent entre les glycoses, les saccharoses et les alcools hexàtomiques. Partant de ce point de vue, j’ai réalisé la synthèse de la mannite au moyen de la glycose et du sucre de lait modifié par les acides et de la dulcite, isomère de la mannite, par l’hydrogénation directe de la galactose ; ces transformations, jointes à l’examen des produits fournis par l’oxydation des matières sucrées, suffisent pour établir que les principales glycoses connues jusqu’à ce jour sont les aldéhydes des primaires d’alcools hexàtomiques, mannite et dulcite, ces composés pouvant encore remplir le rôle d’alcools, polyatomiques.
Le dédoublement des glycoses dans la réaction qui donne lieu à la reproduction des alcools exatomiques, dédoublement qui fournit de l’alcool isopropylique, c’est-à-dire un composé renfermant moitié moins de carbone dans sa formule que les glycoses, fait faire un nouveau pas vers la connaissance de la consiitulion des matières sucrées en montrant que ces substances sont fournies par l’union de deux molécules propyliques réunies.
La symétrie que l’on observe dans les composés dérivant de la.mannite et la transformation de celte substance en un carbure d’hvdrogène C'‘ 2 H M identique avec celui que l’on obtient en parlant de l’acétone, confirment celte manière de voir.
Enfin, l'élude des propriétés optiques des éthers de la mannite, et, en particulier, l’élude de la mannite dichlorhydrique et de scs dérivés conduisent à admettre que la mannite acquiert dans de telles combinaisons la propriété d’agir sur la lumière polarisée, propriété qu’elle perd de nouveau lorsqu’elle est régénérée de ces composés.