‹ De la mannite et de ses éthersChapitre 6 sur 19 · m’a donné à l’analyse les nombres suivants · texte numérisé non relu

m’a donné à l’analyse les nombres suivants

Matière employée.. 0, -1800

Acide carbonique. 0,2675

Eau. 0,1290

ou en centièmes :

Cl2|l‘<0'2

Il. 7,7 7,7

7. Le produit se présente sous l’aspect d’aiguilles soyeuses, d’aspect nacré ; sa saveur est franchement sucrée ; il fond à 100 degrés : sa solubilité dans l’eau à 21 degrés est de 17,3 pour 100. Ces solutions n’onl pas d’action appréciable sur la lumière polarisée. Le composé cristallise do ses solutions aqueuses sous formes de longues'aiguilles. Il ne réduit

pas les liqueurs oupro-potassiques; il ne brunit pas par l’ébullition avec les solutions alcalines. Traitée par l’acide nitro-sulfurique, cette matière fournil un dérivé neutre, explosible et fondant un peu au-dessus de 100 degrés ; enfin, chauffée avec de l’acide nitrique étendu, elle ne donne pas d’acide mucique, mais seulement de l’acide oxalique. Ce sont là les caractères de la mannite, dont elle possède d’ailleurs la composition centésimale.

8. La galactose cristallisée, C 12 H 1 * O 12 -f H* O 2 , ayant un pouvoir rotatoire constant et égal à + 82,9 pour la formule C 12 O 12 O 12 , traitée de la même façon, ne m’a fourni que de la dulcite, sans que j’aie pu constater la présence de mannite dans les résidus des cristallisations. Ce fait vient jeter une nouvelle lumière sur la constitution de la lactose, ou sucre de lait, qui paraît d’après cela devoir être considérée comme un composé de mêmes fonctions chimiques que le sucre de canne, c’est-à-dire formée par l’union de deux glycoses ou alcools-aldéhydes avec élimination d’une molécule d’eau.

9. J’ai également transformé le sucre de lait et les glycoses qui en dérivent en alcools hexalomiques, en employant comme agents réducteurs le zinc et l’acide sulfurique ; mais, dans ce cas, l’action est toujours Irès-limitce, et la formation de grandes quantités de sels minéraux rend pénible la séparation des produits de la réaction.

Les autres procédés d’hydrogénation connus, que j’ai essayés, ne m’ont également donné que des résultats peu satisfaisants.

§ S. — Formation des alcools isopropylique, éthylique et isohexylique, par hydrogénation de la glycose.

1. Le produiL de la réaction, exécutée comme il a été dit précédemment, a été neutralisé exactement par de l’acide sulfurique étendu. Je l’ai soumis ensuite à la distillation eu ne recueillant qu’un volume de liquide égal au sixième environ du volume du mélange placé dans l’appareil dislillaloire. Ce premier liquide est distillé deux fois encore, en ne recueillant chaque fois que le premier huitième du produit. A la dernière distillation, on observe dans les appareils de condensation la formation de stries huileuses, et le liquide condepsé est formé de deux couches, la couche inférieure étant une solution aqueuse des produits formant la couche supérieure. Ce liquide distillé est sensiblement neutre au papier de toiirnesol.

2. On ajoute au mélange un excès de carbonatede-potasse cristallisé pour séparer l’eau des produits volatils formés. La quantité de ces produits que l’on sépare ainsi est comprise environ entre 2 et 3 pour 1QO du poids de la matière employée (glycose hydratée G'HFO 12 -f H 2 0 2 ), ce qui correspond à une transformation de 5 pour 100 environ du poids de la matière sucrée. La concentration des liqueurs, l’emploi d’un amalgame de sodium très-riche en métal alcalin, enfin toutes les conditions qui déterminent une réaction vive et rapide sont favorables à la formation des produits volatils. La formation de ces produits est encore importante, si l’on lient compte de ce que la substance sucrée subit dans ces circonstances une transformation moléculaire portant sur une notable proportion de matière et qui, par suite, échappe à l’influence de l’hydrogène naissant.

3. Le produit volatil brut est distillé une première fois sur de la baryte anhydre, de façon à le déshydrater, puis il est soumis à plusieurs distillations fractionnées. Ce produit commence à bouillir à 76 degrés ; tout passe avant 1(50 degrés. On observe la séparation de trois produits distincts.

Le composé le plus abondant, et qui forme les trois cinquièmes environ de la masse totale, distille entièrement de 83 à 88 degrés ; il possède toutes les réactions de l'alcool isopropylique C u ll 8 0 0 . Le composé le plus volatil, passant de 76 à 80 degrés, renferme l’alcool éthylique OWO 2 . Enfin le dernier produit est formé par l’alcool isohexylique, dont on a préparé l’iodure en réduisant les alcools hexalorniques par l’acide iodhydrique.

1° Alcool isopropylique. — 1. Le liquide volatil entre 83 et 88 degrés est formé par l’hydrate de l’alcool isopropylique. J’en ai transformé une partie en éther iodhydrique en distillant cet alcool avec un excès d’acide iodhydrique en solution aqueuse saturée à 0 degré. La transformation en éther s’effectue dès la température ordinaire, avec élévation de température; le liquide distillé a été lavé avec une faible solution d’acide sulfureux pour enlever l’iode libre, puis desséché avec un petit fragment de potasse. Le composé passe presque entièrement h la distillation, entre 89 et 91 degrés.

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