‹ De la Manus: Du Sort des Actes Accomplis Pendant la Periode SuspecteChapitre 11 sur 123 · Servius, in Aen., IV · texte numérisé non relu

Servius, in Aen., IV

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fait remonter à Numa Pompilius : © Antiquissimus « ille confarreattonts ritus, forsitan auctorem habet QC regem Numam Pompilium, quem muliis ritibus « reliogiosis ac cerimontus populum romanum ins- € truxisse norunt omnes . » C’est là une simple con- Jecture à l'appui de laquelle on ne peut invoquer aucun argument sérieux.

M. Cuq, dans le savant ouvrage que nous avons déjà eu occasion de citer, fixe l’époque de l’appariuon de la confarreatio à l'annexion de l’'Esquilin au Palatin *. Il se fonde sur cette circonstance qu'un gâteau d’épeautre était, dans cette cérémonie, offert à Jupiter. Or ce dieu n'apparut pour la première fois, d'après lui, qu'au moment où l'Esquilin fut rattaché au Palatin. On conjecture même que le traité qui intervint à cette occasion fut placé sous la protection de Jupiter Stator, et que c’est de cette époque que date la création du flamine de Jupiter *.

Il nous semble impossible d'admettre que ce dieu était inconnu avant l’époque indiquée par M. Cuq. Les peuples qui habitaient le Latium faisaient déjà des sacrifices à Jupiter, et l’histoire nous rapporte qu'ils ädoraient, sous le nom de Jupiter Indigète, Enée disparu dans les flots du Numicius. Le fondateur de la cité nouvelle, par la force même des choses, dut, comme tous Îles conquérants, respecter les dieux des populations indigènes et maintenir la religion existante. Aussi voyons-nous Romulus, après

1. Pothier, Pandectæ Justinianeæ, V, ütre VI, sect. I, articles 2 210;

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