Bouché-Leclercq, Manuel, p
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avoir tué de sa main le roi Acron, consacrer ses dépouilles à Jupiter Feretrius. Enfin, pendant la guerre qu'il eut à soutenir contre les Sabins, il voua un temple à Jupiter Stator .
Puis, si la conjecture de M. Cuq était exacte, on pourrait également supposer qu'auparavant les sacrifices de la confarreatio étaient adressés à d’autres divinités. En tout cas, cette opinion est certainement en contradiction avec un texte de Denys d'Halicarnasse, qui nous apprend que, sous Romulus, les unions étaient solides et durables et se célébraient au moyen de la confarreatio ”.
21. — Ce qu'il y a d’incontestable, c'est qu'à l’origine, la confarreatio était le monopole des patriciens. Nous savons, en effet, que cette forme du mariage romain était essentiellement religieuse ; ce caractère est attesté d’une façon précise par Pline : «in sacris nihil religiosius confarreationis vineulo « erat”. » Or, les plébéiens se trouvaient, dans les premiers siècles de Rome, exclus du culte. La caste patricienne maintint énergiquement ses privilèges et surtout ceux en matière religieuse. N’est-il pas dès lors inadmissible de supposer que les patriciens aient permis aux plébéiens l'usage d’un mode de contracter mariage conférant aux enfants issus de cette union les plus hautes fonctions religieuses ? Puis, comment les plébéiens auraient-ils pu accomplir toutes les formalités de cette cérémonie? La confarreatio est
1. Plutarque, Romulus, passim ; Duruy, ZJistoire des Romains) t. [, passim.