‹ De la Manus: Du Sort des Actes Accomplis Pendant la Periode SuspecteChapitre 13 sur 123 · Pline, Æist. nat., Livre XVIII, ch · texte numérisé non relu

Pline, Æist. nat., Livre XVIII, ch

célébrée, non pas dans un temple, dans un lieu ouvert a tous, mais devant les dieux lares, dans le sanctuaire de la famille. Le mari devait avoir, de toute nécessité, des sacra privata. Or, au début de l’histoire de Rome, les patriciens, descendants des Étrusques, peuple religieux par excellence, possédaient seuls des sacra privata.

22. — Pour remplir les fonctions de flamine de Jupiter, de Mars et de Quirinus ou celles de rex sacrorum, il fallait être issu ex nuptis farreatis et avoir soi-même contracté mariage en cette forme. M. Accarias pense même qu'à l’origine, tous les sacerdoces étaient le monopole exclusif des personnes nées de semblables mariages, et il explique de cette facon comment les patriciens conservèrent aussi longtemps les fonctions religieuses *.

Ces nupliæ farreatæ étaient exigées d'une manière expresse de la part du flamine de Jupiter. Aussi, Festus et Aulu-Gelle nous disent-ils que le flamine ne pouvail divorcer, et que, s'il devenait veuf, il perdait ses fonctions *.

23. — Cependant la confarrealio disparut peu à peu sous l'influence de diverses causes signalées par Tacite * : l'indifférence générale en matière religieuse, les complications de cette cérémonie et, enfin, les inconvénients nombreux qui en résultaient pour la femme ‘. Aussi, sous le règne de Tibère, était-fh-dif-

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