‹ De la Manus: Du Sort des Actes Accomplis Pendant la Periode SuspecteChapitre 21 sur 123 · Beauchet, op. cit., pp. D et suiv · texte numérisé non relu

Beauchet, op. cit., pp. D et suiv

cet auteur décide-t-il que le #rinoctium n'était pas une interruption de lusucapion, mais simplement une protestation contre la présomption que la cohabitation ayant duré une année entière tenait lieu de confarreatio où de coemptio et donnait au mariage un caractère légal.

Cette idée très ingénieuse ne nous semble pas d'accord avec les détails que nous possédons sur l’usus. Sans doute, nous reconnaissons, avec M. Beauchet, que la femme n'était pas usucapée, puisqu'elle n'était pas susceptible d’une véritable possession. Mais nous sommes convaincu que le délai d’un an, pendant lequel durait la cohabitation, constituait une usucapion et que c'était précisément la puissance sur la femme que le mari acquérait par l’écoulement de ce laps de temps. Nulle part, dans aucun texte, nous ne trouvons exposée l’idée émise par l’auteur dont nous combattons la manière de voir; tous les documents que nous possédons nous montrent l’affinité étroite existant entre l’usus et l’usucapion. Si l’une n'est pas la reproduction exacte de l’autre, elle en contient, tout au moins, les dispositions principales et en est visiblement inspirée. Pourquoi faire du trénoctium une sorte de protestation contre une présomption légale, alors que tous les jurisconsultes, par les termes qu'ils emploient, nous laissent voir qu'il s’agit bien là, en réalité, d’une véritable interruption de la prescription? Qu'il nous suffise, à cet égard, de rappeler les derniers mots du paragraphe 111 de Gaius : € Atque eo modo

cujusque anni tnterrumperel. »

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