‹ De la Manus: Du Sort des Actes Accomplis Pendant la Periode SuspecteChapitre 22 sur 123 · ROUES · texte numérisé non relu

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son père. Celui-ci avait-il le droit, en reprenant sa fille, d'empêcher l’usus de s'accomplir? Tant que l'année n'était pas expirée, la m#anus n'existait pas encConerete par conséquent, le père conservait intacte sa puissance sur sa fille; en vertu de cette potestas, il pouvait l'obliger à quitter, pendant trois nuits, le domicile conjugal, et la possession du mari se trouvant interrompue ne pouvait plus, dès lors, produire aucun effet. Dans ces conditions, on voit combien était peu stable une semblable union : très souvent la femme, lorsqu'elle se mariait, était encore iliafamilias ; le père restait ainsi maitre de briser ce mariage à son gré et cette interruption était susceptible d’être renouvelée indéfiniment. Bien plus, la fille elle-même pouvait, si elle avait à se plaindre de son mari, s'adresser à son père qui possédait ainsi un moyen facile de faire cesser une union mal assortie, et cela contre la volonté du mari‘ |

Une fois l’année de cohabition achevée sans interruption, le père n'avait plus le droit d'imposer à sa fille la #rénoctit usurpatio.

38. Examinons maintenant une hypothèse plus délicate : la fille est sur Juris et soumise à la tutelle légitime de ses agnats. Ceux-c1 pouvaient-ils, comme le paterfamilias, interrompre lusucapion? Les tuteurs, n'ayant aucun droit sur la personne de la femme, n'avaient pas à leur disposition un moyen pour contraindre cette dernière à quitter le domicile conjugal. La manus se trouvait-elle donc acquise de plein droit au mari, après l'expiration de l’année ? C'est ce qu'a soutenu Troplong dans sa préface du

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