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Enfin cette caste était en possession de toutes les fonctions politiques et religieuses; elle se montrait tout particulièrement jalouse de ses prérogatives en matière religieuse, et ses efforts tendaient à exclure les plébéiens de tout ce qui touchait à la religion. La confarrealto procurait des privilèges considérables à ce point de vue : c'était parmi les enfants issus ex nupltüs confarreatis que se recrutaient les plus hauts dignitaires du culte. Dès lors, n’aurait-il pas été profondément illogique et maladroit, de la part des patriciens, de concéder à la plèbe des avantages auxquels ils attachaient un tel prix? L'histoire romaine nous montre que les plébéiens sont arrivés beaucoup plus tôt à l'égalité civile qu'à légalité religieuse : en l'an 260 de Rome, ils acquièrent le Tribunat; en 387, le Consulat ; puis, en 416, ils parviennent à la Censure, au Sénat et, bientôt après, à la Préture et à l'Édilité Majeure, tandis que ce n'est qu'en l’année 453 qu'ils commencent à avoir accès à certaines fonctions religieuses, et la dignité de Grand Pontife fut conférée, pour la première fois, à un plébéien, Tiberius Coruncanus, en l’an 500 seulement.
La confarreatio n'étant pas susceptible d’être employée par les plébéiens, on créa à leur usage la coemplio et l'usus.
42. —— Mais ces modes institués pour eux leur étaient-ils propres? Les patriciens ne pouvaient-ils y avoir recours ? Certains auteurs, notamment M. Ortolan !, soutiennent que la coemplio était exclusivement réservée aux plébéiens, mais ils n'apportent