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heure et subsister longtemps après que les autres nations chez lesquelles elle existait n'en ont plus conservé que le souvenir.
I ne faudrait pas croire, comme le dit Gaius, que la manus fàt exclusivement propre au peuple romain. Elle fut connue de presque toutes les sociétés naissantes. Dans l'Inde, la femme était soumise à un pouvoir analogue à la anus; en Grèce, on retrouve également ce même droit du mari sur la femme ; enfin les Germains avaient le 2undium., institution qui, par son nom et ses effets, était à peu près semblable à la manus romaine.
6. —— C'est cette mnanus que nous nous proposons d'étudier. Nous examinerons quel fut son caractère, à quels besoins elle répondait et quels effets elle entrainait. Puis nous suivrons l’évolution de cette institution, unie tout d'abord au mariage par un lien étroit et intime à tel point qu'elle ne se concevait pas sans lui; puis s'en détachant progressivement et finissant par être complètement détournée de son but pour servir de procédé juridique destiné à tourner les rigueurs du vieux droit civil.
Notre travail sera divisé en deux parties : dans la première, nous étudierons la manus malrimontii causa, dans la seconde la anus fiductare.