‹ De la Manus: Du Sort des Actes Accomplis Pendant la Periode SuspecteChapitre 44 sur 123 · CS TES · texte numérisé non relu

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sonne qui joue le rôle de pater; ils impliquent l'idée d'une puissance sur la personne. Sans doute, la femme #7 manu n'est pas réellement la fille de son mari, la sœur de ses enfants, de même que lPindividu th mancipto nest pas serpus quoique étant loco servi; mais elle est assimilée à une fille véritable par rapport aux droits qu'a sur elle celui qui est investi de la manus. Du reste, lPadoption et lPadrogation font naître au profit de l’adoptant et de l’adrogeant des droits sur la personne de l’adopté ou de l’adrogé et, pour exprimer ces droits sur la personne, les textes se servent également de l'expression /oco filiæ. Ces mêmes mois ne peuvent certainement pas avoir la signification que M. Gide leur donne lorsqu'ils sont employés pour indiquer les effets de la r74nus, institution qui offre les plus grandes ressemblances avec ladrogation.

En second lieu, on insiste tout particulièrement sur ce fait que la femme #7 manu, à la différence du fils de famille ou de l’esclave, peut bien nous faire acquérir la propriété, mais non la possession, et cela parce que nous ne la possédons pas. On tire du paragraphe 90, C. II de Gaius, deux arguments : nous acquérons la propriété par les personnes que nous avONS € INA OÙ ER MANCIPDIO SICUT PER EOS QUI IN POTESTATE NOSTRA SUNT. La femme {2 manu, conclut-on, n'est donc pas ## potestate. Mais Gaius met sur la même ligne la femme #4 manu et le fils 2 mancipto, et cependant il est certain que l'individu placé tr mancipio se trouvait bien ## polestate. Ce que l’auteur des Commentaires a voulu dire, c'est que la manus et le m#ancipium constituaient une puissance particulière, différant de la potestas ordinaire.

IP ÈS Le deuxième argument, qui parait avoir une force beaucoup plus considérable, est tiré de la dernière partie du texte. M. Gide, soutient « que la manus, « n’atteignant que le patrimoine de la femme et ne € donnant aucun pouvoir sur sa personne, ne peut € faire acquérir que ce qui entre dans son patrimoine « et non pas ce qui est seulement possédé par « elle ». Cette conclusion ne nous semble pas résulter forcément du texte. Gaius n'est pas aussi affirmatif qu'on semble le croire : quært solet, dit-il; il rapporte une controverse, et ce n'est pas une solution, au sujet de laquelle on n'était pas d'accord, qui peut servir de base à un système. Au surplus, Gaius en assimilant la femme x» manu aux personnes #7 mancipio tranche lui-même la difficulté.

On prétend enfin que l'impossibilité, pour le mari, de vendre la femme qu'il avait 7 manu, montre bien qu'il ne possédait aucun droit sur [a personne de celle-ci; mais cette assertion est-elle exacte? Nous ne le pensons pas et nous croyons qu'à l’origine, le mari pouvait vendre sa femme aussi bien que son fils ou son esclave. Cette idée cadre parfaitement avec ce que nous savons sur l'étendue des pouvoirs du paterfamilias. West hors de doute que, dans les premiers siècles de Rome, le père pouvait vendre son fils comme un objet quelconque de son patrimoine.

Pourquoi n'en aurait-1l pas été de même de la femme in manu qui est loco Jilie? Gaius est très explicite à cet égard : « omnes personæ, dit-il, sé ên potestate «€ parenlis sunt, Mmancipart possunt quo eliam servi; QC idem qjuris est in earum personis quæ tn manu

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