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€ sunt. » (Gaius, 1, 112.) Il est vrai que le plus souvent, et cest encore le même jurisconsulte qui nous l'indique, la vente était purement fictive. Mais, au début, les choses se passaient autrement et la vente était réelle. Mème au temps de Gaius, cette vente n'élait pas toujours fictive, ainsi que le prouve le mot plerumque mis en tête de la phrase.
69 bis. — On peut encore, à l'encontre de la théorie de M. Gide, faire valoir différentes considérations qui sont loin d'étre dépourvues de valeur. Nous avons admis, avec la majorité des auteurs, que la confarreatio fut la première forme que revêtit le mariage romain. Dans ces conditions, est-il possible de soutenir que la manus produisait uniquement des effets sur les biens, se réduisait à une sorte de régime matrimonial ? Cette cérémonie dans laquelle intervenait la religion, qui était accompagnée de rites nombreux et sacrés, nous semble avoir eu un autre but que le reglement des rapports pécuniaires des futurs conjoints. Elle devait, à n’en pas douter, viser les rapports moraux et les droits sur la personne. La famille romaine, telle que nous la connaissons, se serait, du reste, fort mal accommodée de ceite autorité que le paterfamilias serait venu exercer au sein du foyer domestique et qui aurait battu en brèche l'autorité du chef de la famille dans laquelle était entrée la femme.
La femme {#7 manu appartient à la catégorie des individus alieno jurt subject. Or, être alieno jurt subjectus n'est-ce pas être soumis au pouvoir de quelqu'un? L'expression us, d’après son étymologie, indique une idée de commandement, de puissance
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sur la personne”. Remarquons aussi un fait très significatif : Gaius, nous énumérant les personnes alient Juris, cite celles qui sont #7 potestate, in manu et in mancipto. Or, les individus soumis à la porestas el au Aanciptum sont assujettis à des droits sur la personne. Il doit en être de même de la femme #7 manu qui est rangée dans la même catégorie.
Puis le mot #»#anus n'est-il pas une expression énergique impliquant par elle-même l'idée de puissance sur la personne ?
Enfin, et c’est la dernière considération que nous mettrons en avant pour trancher cette longue controverse, Gaius nous apprend que linjure adressée à a femme ne donne ouverture à une action au profit du mari, que si la femmeest #7 manu : « Pat autem inju- QC ram Videmur.…. per uxores nostras Cum tt MANU € nostra sint.» (Gaius HE, 221.) Dire que l’injure faite à la femme n'atteint le mari que dans le cas où il possède la manus, cest reconnaitre qu'au cas de conventio tn manum, les rapports des époux sont plus étroits, que la femme est davantage dans la dépendance du mari. Il est vrai que les partisans du SYStème adverse lisent le texte de Gaius d’une facon différente, et essayent d'en détruire ainsi toute la portée. Adoptant la lecon de M. Lachmann, au lieu de cum manu nostra sint, is lisent quamvis in manu non stat. Mais la dernière révision du manuscrit de Gaius, faite par M. Studemund, ne laisse plus aucun
L. ilase (op. cit., pp. 18 et suiv.) a nié ce sens du mot jus. Il prétend que l'expression alieno jurisubjuctus est sÿnonyme d'être incapable de rien posséder en propre. C'est prendre l'effet pour la cause et méconnaître le sens étymologique du mot jus dont le radical (jubere, jussum) indique nettement le sens.
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