‹ De la Manus: Du Sort des Actes Accomplis Pendant la Periode SuspecteChapitre 6 sur 123 · A NO EN · texte numérisé non relu

A NO EN

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la femme n'aura plus besoin des solennités de la confarreatio, de la coemptio où de Pusus pour donner naissance à des enfants légitimes, la formule se modifiera, on ne dira plus ##7aterfamilias, mais uxor: Q Jilium entm definimus qui ex vtro el uxore ejus mascriur y (LG HD:TE167)

Pour justifier le sens que nous donnons au mot materfamilias, W y a lieu de rapprocher du passage d'Aulu-Gelle ce fragment de Cicéron, qui, lui, est un jurisconsulte connaissant bien la portée des termes qu'il emploie : © Genus est uxor; ejus duæ forma: una matrumfamilias, eæ Sunt quæ IN MANU € convenerunt, altera eorum quæ lantummodo uxores habentur *. »

Ainsi l'épouse en puissance, celle tombée #7 manum, porte un nom spécial qui la distingue et indique le rôle qu'elle remplit dans la famille romaine comme source de la filiation légitime. Quant aux femmes qui ne sont pas {4 manu martti, elles ne sont pas de véritables épouses, des mères de famille, tantummodo uxores habentur.

11. — À l'appui de cette thèse que primitivement le mariage était inséparable de la manus, on peut encore citer un autre texte d'Aulu-Gelle : « Quintum Cquoque Mucium jurisconsultum dicere solitum legr, Con esse usurpalam mulierem quæ calendis ja- QC Auarits apud virum,matrimonit causà esse cæpissel,

« el ante diem IV Kalendas Januarias sequentes USUT-

1. Cicéron, Topiques, ch. IE. — Voir aussi Aulu-Gelle, XVIII, G: « matrem autem familias appellatam esse eam solam quæ in manu mancipioque aut in ejus, in CUjJus maritus Manu mancipioque

essel. »

€ palum issel". » Ainsi pour Quintus Mucius, la femme qui reste auprès d’un homme dans le but de lui faire acquérir la #anus sur elle n'est pas nupla ; elle est seulement en voie de devenir épouse légitime. C'est l’usus, mode de conventio in manum. qui, lorsqu'ilsera accompli, donnera naissance au mariage.

12. - Enfin, une note de Servius nous parait absolument probante. Cet auteur, nous rapportant ce qui se passait dans l’ancienne Rome, dit que le mariage se célébrait detrois facons, #upliæ fiebant, et ces trois modes de formation du mariage étaient précisément la confarreatio, la coemptio et lusus : € tribus modis «€ apud veteres nupliæ fiebant : usu, si, verbi gralia, & mulcer anno uno cum viro, licet sine legibus, fuisset; « Jarre, coemtione *.….. »

13. — On invoque, il est vrai, contre ce système, le paragraphe 111 du commentaire [de Gaius : € usu Qin manum conventebal quæ anno continuo nupla « perseverabat. » La femme tombait {2 manum mariti si elle restait zupta pendant une année; c’est donc qu'elle était déjà nzupta avant l'accomplissement de l’usucapion, et par conséquent le mariage découlait non pas de l’usus, mais d’un acte antérieur.

Cette objection est loin d’être embarrassante: en admettant que tel soit bien le sens de la phrase de Gaus ”, ce jurisconsulte ne ferait alors que constater

ce qui existait de son temps ; à ce moment, en effet,

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