LORS
perte de la cité éprouvée par lun ou l’autre des époux. Mais les effets de cette caputis deminutio variaient selon qu'elle était encourue par la femme ou par le mari; par la première, les liens d'agnation qui la rattachaient aux parents de son mari étaient rompus; elle perdait non seulement tous les biens qu'elle avait apportés à son mari, mais encore tout espoir de succéder à celui-ci et à ses agnats. Par le second, la femme restait l'agnate des membres de la famille de son mari.
99. La maxima capiis deminutio soulève quelques difficultés : on sait que si les deux époux étaient prisonniers ensemble et revenaient en même temps à Rome, grâce à la fiction du postliminium, le mariage était censé n'avoir Jamais cessé d'exister. Mais cette fiction produisat-elle aussi cette conséquence lorsqu'un seul des époux était en captivité chez l'ennemi ? Le mariage dissous primitivement revivait-11? Quel était le sort de la manus? Pour le mariage, le doute n'est pas possible, il était rompu à tout jamais. Ce résultat se produisait, alors même que l'époux, restant à Rome, avait continué à habiter la maison conjugale, et que les deux conjoints avaient manifesté leur intention de maintenir intact le lien qui les unissait (L. 12, 2 4, et L. 14, 2 1. D. de captivis, LXIX, 15). M. Accarias explique ce résultat en disant que, dans cette hypothèse, il y a eu une séparation matérielle des deux époux, une res facti que la fiction du postliméinium na pas la puissance de faire considérer comme non avenue. Mais sile mariage était dissous irrévocablement, la manus suivait-elle la même des-