De là l'expression manus sacrorum interimendorum causa
3. Cicéron, Ad familiares, VII, 29. Plaute, Bacch. IV, 9, 52. — Von [herinp, op: cit" 1 IV/°p°276.
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Combien cette manus fiduciaire était loin du Lype qui lui avait servi de modèle ! Quelle différence dans leur essence mème! L'une n'étant qu’un simple instrument destiné à atteindre certains buts juridiques, l’autre constituant un lien fort, solide, qui assurait l'unité et la cohésion de la famille et par là, la grandeur du peuple romain. La première était une sorte de moyen de procédure, une pure question de forme, la seconde, une des bases de l'édifice social des Romains. Chose curieuse, ce fut la manus fiduciaire, transformation de la manus véritable, qui contribua, en favorisant l’indépendance de la femme, à porter les derniers coups à celle dont elle était issue. Avec la manus matrimoni causa disparurent les mœurs pures et austères des anciens Romains, le caractère sacré et durable du mariage. Nous en sommes arrivé à une époque où les passions déréglées, la frivolité des unions, ont chassé les anciennes vertus domestiques ; celles-ci avaient fait la force de Rome, celleslà amèneront sa décadence.
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