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minutio maxima, soit la capitis deminutio media, avec perte totale de l’existimatio, consumptio existimatioms. La question ne pourrait présenter un intérêt dans ce cas, que si le condamné était grâcié, sans recouvrer sa degnitas.
Plaçons-nous dans le cas où le citoyen encourt l'infamie sans subir aucune condamnation criminelle, par exemple, quand il succombait dans une action infamante, ou quand 1l exerçait un métier honteux. Cet infâme était-il regardé comme capite minutus ?
Plusieurs textes semblent désigner l’infamie comme une capitis deminutio, bien qu’elle laisse intacte la plupart des droits civils. Ainsi, dans le discours de Cicéron (pro Roscio, cap. 6), il dit, en parlant des trois actions infamantes, fiduciæ, tutelæ, societatis, qu’elles sont summæ existimathioms, et pœne dicam capitis. — Le même Cicéron, dans son discours pro Quinctio, discutant si son client à réellement fait faillite, nomme plusieurs fois, et en termes formels, cette procédure une caprtis causa (Cap. 8, 9, 13, 22), ce qui ne peut s’expliquer que par l’infamie résultant de la faillite, 2g9nominia quæ accedit ex venditione bonorum, dit Gaius (Comm. II, 154; Tab. Hér., lig. 113-117). Aïlleurs (cap. 15), il nous montre l’infamie comme le triste sort qu'il cherche à éloigner de son client, ce qui prouve bien l'identité de l’infamie et de la capihs causa.
On trouve aussi dans Tertullien un passage où, parlant de l’infamie des comédiens, il appelle leur état une capitis minutio. « Quadrigarios, scænicos, manifestè damnant ignominiâ et capitis minutione, arcentes curlâ, rostris, senatu, equite, cæterisque honoribus. » Enfin, cette opinion semble confirmée par un rescrit de Sévère,