RES
droits de cité, et par suite les droits de famille. Enfin, la minima capitis deminutio, dont nous n'avons pas à nous occuper, consiste en un simple changement dans les rapports de famille.
L’esclave ne peut subir la capitis deminutio'. Quant au pérégrin, il peut subir deux espèces de capitis deminutio : l'une par laquelle restant libre, il perd seulement son jus civitatis; l'autre par laquelle il perd la liberté elle-même. Le Latin peut aussi devenir pérégrin , c’est-àdire encourir une capihs deminuho : il en est ainsi sil subit la déportation.
Le citoyen romain pouvait subir les trois sortes de capihs deminutio : perdre la liberté, perdre la cité, ou simplement sortir de sa famille. Bornons-nous, suivant notre plan, à la maxima et à la media capitis deminuto.
! Mais bien que l’esclave ne pût pas être atteint de la capitis deminulio, néanmoins la condamnation ad metallum dont il était souvent atteint, n'était pas sans influence sur sa condition juridique. Il cessait d’être l’esclave de son maître pour devenir l’esclave de la peine : de sorte que s’il était grâcié, il ne retombait pas sous la puissance de son ancien maitre (1. 8, p. 12, De pœnis).