REDUCTION
Ce que c’est On appelle réduction l’action de replacer les parla réduction, ties dans le lieu qu’elles doivent occuper. C’est ainsi que l’on fait rentrer dans la cavité abdominale les viscères qui en sont sortis; que l’on replace dans leurs rapports naturels les os luxés, etc.
Ce qu’il faut II faut , en général , pour que la réduction des parropëîe” ties soit possible , que les muscles qui les environnent, ief parties ou à travers lesquels on doit les faire passer, soient daeheknentla" dans le relâchement. On a proposé divers moyens pour obtenir ce résultat, lorsque la situation convenable du malade ne suffit pas ; tels sont les bains, les saignées, les fomentations émollientes, les narcotiques, etc. Ces moyens sont efficaces, sans doute, mais leur emploi n’est pas toujours exempt d’incohvéniens. Il en est un sur lequel on n’a point assez insisté , et que M. Dupuÿtren emploie fréquemment avec le plus étonnant succès; il consiste à distraire l’attention des malades , au moyen de questions qui les occupen t fortement -, et quilès empêchent de préparer en quelque sorte leurs muscles à résister aux efforts que l’opérateur va exercer. C’est en agissant ainsi que le praticien que nous venons de citer réduit souvent et presque sans effort des luxations qui ont résisté à tous les médicamens que l’on
a ëmployés pour affaiblir le sujet , et aux efforts les plus considérables pour vaincre la résistance opiniâtre des muscles.
La seconde condition , qui est indispensable pour ré- Diriger eon-
V L A venablement
duire facilement les organes déplacés, consiste à bien les efforts, étudier les causes qui ont produit le déplacement, celles qui le perpétuent, la direction suivant laquelle il faut pousser ou tirer les parties afin de lès remettre dans leur situation naturelle. C’est cette étude qui permet d’exercer méthodiquement le taxis dans les différentes hernies ; qui fait connaître le sens dans lequel il faut tirer les membres luxés , et la manière de reporter l’os à sa place. Cette partie importante de la chirurgie est une des plus satisfaisantes par la sûreté de ses me- . thodes, la clarté des observations et des raisonnemens qui lui servent de base , et par l’efficacité de ses procédés ; elle est susceptible de calculs géométriques , et ses résultats sont aussi certains que ceux des autres sciënces fondées sur les mathématiques. Mais il est impossible d’entrèr ici dans les détails immenses qu’èlle comporte.
Enfin, le troisième moyen qu’il faut employer, Donner un consiste à fournir un point d’appui solide à la force PsÔudt?hT qui doit faire la contre-extension. Cette précaution c°ntsj^f*n" n’est applicable qu’à la réduction des luxations ; car, dans celle des hernies, les parties déplacées dilatent elles-mêmes les ouvertures qui leur ont donné passage, et contre lesquelles on les pousse. Il faut donc que la puissance destinée à servir de base aux efforts de traction soit parfaitement fixe. Un anneau scellé dans un mur ou tout autre objet analogue;
ROrÉGOMÈNÉS;
doit servir de point d’appui. Nous avons vu plusieurs fois sept à huit personnes tirer sur un membre , tandis que sept à huit autres retenaient le lacs de contre-extension , se fatiguer, balancer long-temps leurs efforts et ne pas atteindre le but désiré; tandis que cinq à six personnes placées au lacs d’extension pendant que le malade était retenu par un point d’appui solide , suffisaient pour replacer l’os luxé dans sa situation naturelle.
Nous nous bornons à ces considérations générales sur la réduction ; la manière de procéder à celle des différentes hernies sera exposée en traitant des opérations que réclament ces maladies.
Ce que c’est- La compression est l’action par laquelle on agit sur
pression?0111 les tissus en les affaissant , en pressant sur eux , et les . réduisant à un moindre volume.
Cette compression peut être exercée ou de dedans en dehors , ou de dehors en dedans.
Compres- La première s’appelle dilatation. On l’exerce quelqued°ns en de- fois momentanément afin de rendre plus facile l’action; latation.U des instruments; dans l’intérieur des cavités naturelles. poiJ Tend?? dilate de cette manière lés ouvertures de la bouché, certaines opé- des paupières, du vagin, du rectum , etc. Les instru-
rations plus r 1 7 D 7
faciles. mens appelés specuhpn servent ordinairement à ces dilatations ; on y emploie aussi les crochets mousses, avec lesquels on saisit, et l’on tire en sens contraire les rebords des ouvertures naturèlles. Il est presque toujours possible de substituer à ces moyens les doigts
•dardes intelligens qui saisissent mieux les parties, les contondent moins , et dirigent plus aisément leurs efforts au gré de l’opérateur.
On emploie encore la dilatation pour suppléer à la Pour