suppléer
division des parties pendant certaines operations. Sur- à la division vant la méthode de Leblanc , on dilatait l’anneau sus- °S partiei' pubien dont on craignait de pratiquer le débridement; on écartait aussi les parois de l’urètre chez l’homme pendant l’opération de la taille , suivant la méthode de Marianus, etc. La chirurgie moderne, moins: timide que celle de nos prédécesseurs, a substitué dans presque tous lés cas y l’instrument tranchant à ees dilatations qui confondaient et meme déchiraient les parties saiis, remplir complètement l’objet pour lequel on les pratiquait. ;• ' i,-" .
Q use sert enfin d’une dilatation lente et prolongée, P»pr .
... . 1 . agrandir
soit pour dilater insensiblement des ouvertures ou des les conduits canaux naturels , des ouvértures accidentelles , ou en-* ou artificiels, fin des canaux pratiqués par l’art , soit pour s’opposer à leur réunion trop rapide. Quand on veut atteindre .
Je premier but, on met en jeu rextensibilité des tissus ; pour arriver au second, on s’oppose seulement à l'exercice de la contractilité. Lecat avait” appelé la première dilatation active et la seconde dilatation passive^ mais ces dénominations ont été abandonnées parce quelles sont inexactes.
Les substances dont on fait le plus ordinairement Moyens
. ■ à l’aide dès-
usage pour dilater les parties sont : la charpie roulée quels en bourdonnets ou façonnée en tente ; les pois, les onl °Perefèves, les boules de racine d’iris , de gentiane , qui se gonflent par l’humidité et qui s’opposent par leur ré-
Ses inconvéniens.
Cas où elle conrient. '
3yO PROLEGOMENES.
sistance à l’occlusion des plaies ; 1 épongé préparée, c’est-à-dire comprimée avec force, façonnée en cylindres ou en plaques dont on introduit des trochisques dans les orifices qu’il s’agit d’agrandir ; la racine de gentiane , la corde à boyau que l’on emploie dans le même objet et de la même manière; les fils de plomb, les bougies de gomme élastique, dont on augmente graduellement la grosseur; enfin les canules, les sondes creuses qui permettent le passage des liquides en conservant éeartées ou en dilatant les parois des canaux à travers lesquels ils doivent s’écouler.
On employait beaucoup ^autrefois- les corps dilatans afin d’agrandir les plaies, -les- trajets fistuleux, toüsles canaux accidentels qui laissaient: écouler les liquides. Mais il en résultait des irritations violentes, des inflammations considérables, et d’autres accidens qui forçaient de renoncer à leur usage. Les chirurgiens instruits préfèrent aujourd’hui à ces moyens l’instrument tranchant , dans tous les cas où l’on peut diviser les parties sans danger. -
On emploie cependant les corps dilatans ou pour agrandir les ouvertures ou les canaux naturels , ou pour s’opposer à la réunion de leurs parois après qu’on les a divisées; le conduit auditif externe , les ouvertures nasales antérieures , le canal nasal, l’anus, le rectum, le vagin et l’urètre , sont accessibles à une dilatation qtii est souvent le mode opératoire le plus avantageux. On se borne, dans le pansement des plaies dont on veut prévenir la trop rapide cicatrisation , à placer de la charpie, ou tout autre corps semblable, entre les lèvres , moins pour les écarter que pour empêcher leur adhésion mutuelle.
La compression de dehors en dedans , ou la com- Compression
r - , , , dedehors
pression proprement dite , est employée dans un grand en dedans.
nombre de circonstances différentes et qui ont presque cîrconstan- , ' ' . , T , . . r • ces où
toutes ete examinées. Le chirurgien en tait usage pour 0n l’emploie.
soutenir les parois affaiblies des vaisseaux ou rapprocher les parois des cavités dont on a fait sortir des liquides épanchés , comme dans les varices , l’cedème, après l’opération de la paracentèse ; elle sert aussi à suspendre ou à ralentir le cours du sang dans les parties ; à fixer certains organes , tels que l’œil , la langue pendant les opérations que l’on pratique sur eux; on l’emploie pour écraser certains kystes séreux, pour' faciliter la sortie des liquides infiltrés ou épanchés dans les parties ; exercés à l’orifice d’un conduit excréteur ou d’une cavité accidentelle , elle s’oppose à l’écoulement du liquide et détermine la distension de la poche qui le renferme; en appliquant aux OS toutes les parties molles qui les entourent , elle prévient efficacement le déplacement des os fracturés; dans d’autres circonstances elle rend impossible le renouvellement des hernies, etc. Il n’est pas de mode opératoire en chirurgie qui soit susceptible d’applications aussi variées , et il en est peu qui soient d’une utilité aussi grande, aussi générale.
La compression rapproche, ainsi que nous l’avons Ses effets, déjà dit, les lames des tissus; elle s’oppose à l’afflux cl’ une quantité aussi considérable de liquide ; elle s’oppose à la contraction des muscles , et condense le tissu lamineux. Mais elle détruit en partie la tonicité des vaisseaux, c’est-à-dire que quand, après l’avoir exercée pendant long-temps , on les abandonne à eux-
entend par ex ti action.
Procédés à l’aide despère. Quand les corps sont liquides ou gazeux/ Quand- ils sont solides, il faut
^découvrir le
mêmes, ils se laissent dilater par les liquides, ce qui détermine l’infiltration et le gonflement œdémateux des membres*. Les muscles comprimés perdent leurs forces, s’atrophient, et finissent par devenir incapables de contractions. Considéré d’une manière générale, cè mode d’opération présente donc, à côté d’avantages très-nombreux, dés ihconvéïiiens assez graves pour qu’on ne remploie que dans les circonstances où il est absolument nécessaire.