‹ De la médecine opératoire (volume 4)Chapitre 26 sur 48 · EXTRACTION · texte numérisé non relu

EXTRACTION

L’extraction est l’action par laquelle on fait sortir du corps les substances étrangères qui se trouvent actuellement dans l’intérieur de ses parties.

Les substances étrangères dont il s’agit sont solides , liquides, ou gazeuses; elles viennent du dehors, ou bien elles sont nées dans les parties ; elles sont contenues dans des cavités naturelles;, ou placées au milieu ou dans l’interstice des organes..

Il suffit d’ouvrir la cavité qui contient un liquide ou un gaz pour déterminer l’évacuation de ces substances , et cette opération n’est autre chose que la ponction ou l’incision dont nous avons précédemment parlé.

L’opération n’est ni aussi simple ni aussi facile quand le corps étranger est solide. Il faut souvent alors pratiquer deux incisions , soit afin de parvenir jusqu’à lui , soit pour faciliter sa sortie. Gès incisions sont indispensables lorsqu’il s’agit de l’extraction des calculs urinaires, des projectiles lancés par la poudre à canon, de certains corps arrêtés dans l’œsophage, etc.

PROLÉGOMÈNES. Zfî

Mais de quelque manière que l’on soit pàrvenu jus- Reconnaître qu’au corps étranger, il fautnonduire sur lui les pinces , à laide desquelles on se propose de !e*saisir ; tenir cet instrument fermée et s’en servir nomme dune sonde, afin de reconnaître sa véritable situation. On devra, autant que possible , en faire le toür, et s’assurer qu’aucune partie molle ne peut être saisie avec lui. Ce n’est Le saisir, qu’ alors que l’on devra écarter avec précaution les branches de l’instrument, engager le corps étranger entre ses mors et le saisir. Avant de le serrer avec force il convient de faire exécuter aux pinces un ■mouvement de rotation qui a pour objet de faire connaître si des membranes des vaisseaux ou des nerfs ne «ont pas étreints avec jlui par les mors.

Avant de procéder à l’extraction, l’opérateur corn- L'extraire... parera l’écartement des .mors de l’instrument dont il jugé d’après celui des branches, à l’étendue de la plaie ; et si cette dernièren’estpas assez large, il en opérera le débridement , à moins qu’en lâchant le corps étranger il n’ait l’espoir de le saisir dans un autre sens,, et de le placer suivant un diamètre moins étendu dans l’intervalle des mors. L’art d’attirer les corps étranr gers solides au dehors est une des parties les plus délicates de la chirurgie ; il faut apporter une adresse et .une patience infinie pour faire passer certains corps très-volumineux à travers des ouvertures étroites, sans occasioner des contusions ou des déchirures toujours suivies d’une vive irritation etd’acçidens plus ou moins -graves. . , . ; ;

Les. diverses extractions, telles que celles du cristallin devenu opaque., des calculs urinaires , des corps

Ces opérations sont :

La cautérisation.

La section.

étrangers introduits dans le conduit auditif, le larynx, l’œsophage, l’urètre, le vagin , etc. , sont autant d’opérations qui sont soumises à des règles spéciales et qui sont décrites dans le courant de l’ouvrage.

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