‹ De la médecine opératoire (volume 4)Chapitre 27 sur 48 · ARTICLE IL · texte numérisé non relu

ARTICLE IL

Opérations simples que Von pratique sur les os.

Les procédés à l’aide desquels on agit sur les os sont moins nombreux que ceux dont on fait usage pour les ■parties molles. Une foule d’opérations que l’on pratique sur ces dernières ne sauraient être exécutées sur les autres. La chirurgie se borne à cautériser, à couper, à perforer et à ruginer les os.

La cautérisation des os est soumise aux mêmes règles que celle des parties molles. Quelques chirurgiens ont proposé de substituer à la division de ces organes" leur altération graduelle à l’aide des caustiques, et surtout de l’acidé hydrochloriqüe. Ils ont prétendu qu’à l’aide de ces moyens on ramollirait facilement la substance osseuse, au point de la diviser sans efforts, avec l’instrument tranchant. Mais cétte méthode entraîne de telles lenteurs, ses résultats sont si incertains , que jamais elle ne sera adoptée par les véritables praticiens!

La section dès os peut être opérée jà l’aide de scies droites ou rondes ; ces dernières sont appelées trépans ; de gouges , de petits couteaux à lames très-épaisses et à tranchans mousses, de tenailles incisives, etc. .

Toutes les fois que l’on scie les os , il; faut mainte-

nir ces organes dans une parfaite immobilité ; promener l’instrument sans exercer de pression sur lui et sans lui imprimer de secousses; suivre constamment la voie qu’il s’est tracée , et se garder des mouvemens brusques qui pourraient le faire éclater, ou qui arrêteraient sa marche.: Si l’on fait usage de la gouge, il faut assujettir les parties avec plus de soin encore, afin de prévenir les commotions; ne comprendre ni trop ni trop peu de parties à la fois , et ne frapper avec le maillet que des coups modérés , secs , et tels que les parties soient le moins ébranlées que possible. Enfin l’action des couteaux, tels que les couteaux lenticulaires avec lesquels on abat les aspérités que présentent les surfaces divisées , ou celle des tenailles incisives qui servent à enlever les portions assez considérables qui font saillie au-devant de l’os, sont si simples , si faciles à comprendre, qu’il est inutile de les soumettre à aucun précepte.

La perforation des os s’opère à l’aide du trépan appelé La perfo-

perfomtify ou d’autres instrumens qui agissent de la Iïtl0n‘ même manière. Ils seront décrits dans la suite de cet ouvrage. Les circonstances dans lesquelles on en fait usage sont peu nombreuses : on l’emploie quelquefois pour percer les os du crâné, pour ouvrir le sinus maxillaire , pour diviser l’os un guis dans l’opération de la fistule lacrymale par la méthode de Wolhouse.

Les os sont enfin soumis à un dernier mode opéra- La ruginatbire. qui consiste à détruire pèir à peu leur surface en tu>n' promenant sur. elle divers instrumens, tels que la pince, la rugine^ etc. ; on, l’emploie pour enlever la portion: désorganisée des, os affectés de icarie avant d’appliquer le cautère actuel, sur la base de l’ulcère ;

on substitue aussi ce mode opératoire au trépan che* les enfans, etc.

Nous nous bornons à ces observations très- générales sur les opérations que réclament les maladies des os , parce que ces opérations étant très-différentes les unes des autres , ne sont soumises qu’à un trèspetit nombre de règles communes, et parce quêtant décrites dans le cours de l’ouvrage , noué ne pourrions en traiter plus longuement sans donner lieu à d’inutiles répétitions.

Page 1