àBOrmal
physiologiques se rencontrent dans les tissus erêctiles accidentels. On observe alors la même disposition vasculaire et organique, la même enveloppe et le même réseau fibreux , mais cèttè enveloppe y est moins forte et la quantité de nerfa y est moins grande que dans les or-
UE EA médecine
£33)65 érectiles naturels. Toutes les partiesdu corps peu-i venir être.le siège du dévelbppement des tissus morbides de ce genre, mais ils affectent spécialémenf Ta peauet le tissu ceUulaire^soiis-cütané; Le visageetlestégumens du crâne en sont plus souvent le siège que les autres parties dù corps. Ils constituent la basé de la plupart des taches et des tumeurs déformé et de couleurs varieesÿ-^uei’ou appelle eracze5> ou nœvi mhterni. Tantôt ils envahissent la totalité d’un organe c’est ainsi que M. Dupuytrèn a vu.Ta conque de l’oreille toute en tière et -une portion des parties adj acentes converties en un véritable organe eréctile; tantôtdls foirment des tumeurs pins ou moins consi-' déràbles, logées au milieu ou dans les interstices des ;Ord ganesü Ilsemblé quelquefois qu’ ils soient le résültât de lït dégénérescence d’un tissu naturel, ét.de la dilatation dé sa trame capillaire 5 tandis que chez d’autres sujets iïi paraissent former de vérilhbles organes noüvéâux;,;développésentreîesautres parties : dansle premier cas=, ils ^ confondent de toutes parts avec lès tissus Sains 5 ^ dans lé’ second, ils les écartent, ieséompïiment,:etën restentdistincts et ‘sépares par ; iiné enveloppe celluleusé assez serrée qui circonscrit leur circonférence. ; : . ; : ;
Dans tous les cas, placés .à; rextérieur, )les >tisSuS; érectiles accidentels sont rougeâtres ou ■brunâtres ^ ordinairement granulés à leur surface ; leur base est presque touj ours large , étendue, - plus ou, moins profondément implantée dans la peau , le. tissu cellulaire sous - cutané ou entre les muscleà. Ils présentent des mouvemens alternatifs d’élévation et d’abaissement, ou plutôt de dilatation et de retrait, qui sonr isochrones aux pulsations artérielles,. Mous aü toucher,
lorsque rien né les excile, les in ita Lîens, même légères, occasionnent en eux une tension , une rénitence et un gonflement- reinarquablesi, Les incisions pratiqiÿées sftr eux déterminent la sortie, par tous les points delà stirfàce de la plaie, d’un sang abondant qui s’écoôJê^én masse et qu’il est fort difficile d’arrêter. Une fois déte-i loppés , les tissus érectiles accidentels ne disparaissênt jamais spontanétnent: loin de là , ils tendent , continuellement à s’accroître, à envahir et à désorganiser des parties nouvelles. Développées à un degre trèsélevé, on a vil les tumeurs érectiiés s ouvrir «poiitaq riéhient, servir de base à dés fongosités énormes et donner lieu à des hémorrhagies toujours rénaissantéèy qui ont oecasioné la mort dés sujétSi dl èst-raréqué cé tissu soit le siégé de ces dégénérations cancéreuses qui se manifestent dans presque toutes les autres prOduétions organiques anormales de l’éeonomie, et qui semblent former leur terminaison la pliis constante. • • ’■ ■■
On a fait usagé contre les tumeurs formées par lè Moyens tissu érectile d’un grand nombre dé moyens j • parmi lesquels on remarque la compression , la ligaturé ,^îés caustiques, la cautérisation, la ligature des vàisàéàux qui se rendent à la partie affectée, et enfin Féxtirpation^ au moyen dé rinstrument tranchant. ',1"^
La compression exercée sur les 'tumeurs érectiles à La comp pour objet d’en rapprocher les aréoles, de s’oppbsëéâ" leur distension par l’afflux du sang^ et enfin de provoquer ■ dans leurs parois une irritation adhésive qui les réii^ ’ nisse, les oblitère, et détruise ainsi leur disposition câvernetise. Mais l’expérience a* démontré que ce môyeh est infidèle ; la douleur qüé détèrmine la compression
DE tA MI^BEeilNE
a pii-sff UC toujours obligé d’y renoncer; et quand elleaf; pu être supportée, n’étant pas ordinairement . assez, e^jacte- et assez forte , elle n’a exercé sur la tumeur au-» cune action favorable. On a vu même, un asse* grand nombre de sujets, chez qui elle avait déterminé une in-. flaUîtnation locale , et ensuite un' acoroissement plus rapide de la maladie. Elle constitue donc en définitive un moyen infidèle, quelquefois dangereux,, et dont on nedoit faire usage que contre les tumeurs fort petites et qui,, étant .situées au voisinage: des, os, peuvent être plusuisément aplaties d’une manière exaçte.
Il n’est possible de lier les tumeurs éreetiles quu quand elles, sont pédiculées, superficiellesi et peu considérables, Ces cirçpnstaUçes sont asse? difficiles à ren-. çontrer réunies,. Et quoique M . ’White assure avoir passéune aiguille au luilieu d’une masse érectile très?vol um i-, nçuse , et qu’il en aitlié séparément avec succès chaquemoitié ,. personne no sera, tenté d’imiter une opération aiis^ peu rationnelle , qui, ne peruiet pas de s’assurer , sj, aucune portion du tissu morbide n’est épargné, et qui peut avoir pour résultat l’héniorrhagie ,. l’inflammation, de.la tumeur et le développement d’accidens. graves, lç6.ca«st;-, „ dja, destruction des. tumeurs érectiles au moyen des.
caustiques est une opération qui pourrait réussir,, mais, qui ne sera mise en usage par aucun chirurgien habile, qDjar ce qne les, moyens de, ce genre ^agissent qu, aveclenteur,, et que leup action ne pouvant être dirigée , o.u s’étend aux parties saines qu’il faudrait ménager , o.u laisse intactes des. portions de tumeur qu’il aurait, été important .de désorganiser , et qui peuvent reproduire la maladie. M, Wardrop conseille cependant cç
moyen , qu’U croit propre à déterminer dans Ip -tiss.ii érectile une inflaramation ulcéreuse, qui, en opère la destruction. Mais alors les maladesj j- soumis à, fluence ; d^e cette, sorte de gangrène^ courent des chaur, qes trop défavorables pour qued’oii nejpréfère pas dea moyens plus actifs et plus surs. : irl ;
Le cautère acjtuel constitue un des moyens les ’plu% La caatérbapuissans et les jflus rationnels, que l’on puisse employer pour anéantir les tumeurs érectiles. Cependant on ny a que rarement recours, à raison de la frayeur qu’i^ cause aux malades, des dQuleurs,;qui sont le produit de son application) èt surtout parce que l’instrument tranchant agit avec- autant d’efficacité;, sans présenter, les. mêmes inconvéniens. Les- résultâîs de la cautérisation sont d’ailleurs toujours be^uconp plu^ grayes que ceux des simples extirpatians, opérées avec le bistouri. Cependant on. pourrait y recpurir, lorsque la tu4, - , meur est trop étendue, trop minee -, trop exactement confondue avec les tissus sains l)our qu’il soit possible, dé l’extirper, M. Mâunoir cite une obseryation fort re¬
marquable de tumeur érectile où l’emploi du cautère a été suivi du succès le plus»cpmplet ; ce moyen pourrait encore être mis en usage dans quelques cas où l’nn croirait devoir réduire en escharre quelques portions de tissu morbide qui auraient , échappé à l’action du bistouri. , . •
En comprimant les artères principales qui se ren- fa ligature dent aux tumeurs érectiles , on voit celles- ci dirai- ren"-^ nuer de volume , devenir flasques et molles , et ces-
' • . • ^ parties affec-.
ser de présenter les pulsations qui les agitaient. Ou a tées. pensé dès lors que la ligature de ces vaisseaux , en tarissant le cours du sang qui alimente la maladie.
D B IJ A M E D É Cl' N E
inettrait ainsi un téi’me à son accroissement , et pro- ■^queràit mênjetson entière disparition'. Mais quoique" C^tè operation ait été plusieurs fois pr&tiquëe, Ton n’a que Tàrêrrierit obteninm aussi héurètix résultat. Nous né parlerons pàs iéT des Tentatives irifi.’üctueuses quifurent faites sur une jeune fille affectée de tumeur^
' éfèctile* à la, conque de Toreille et a4ï parties adjacentes; delà tête ; tentative qui avait pôuf objet de liei’ lés- artères temporale , auriculaire et occipitale du côté affecté; Il est évident que ces ligatures , lors même que l’on aurait réxfesi- à lés appliquer, n’auraient pu être suivies dù résultat iquè Ton en attendait, parce que, dans les cas dé cé genre, la tumeur est alimentée nonseuleméntpar les vaisséâux qui se' distribuent ordinairement dans la partîé qui èn est lé siège , -mais encore parune-foule dé réifications accessoires, provenant des artères voisines] dilatées outre' ntesuré ,' et qui formènt autour de la tumeur un cercle artëriél fort étendu ét fort sèrré. Àü liéü de lier ainsi lés vaisseaux les plus voisins de la tümeür, on a proposé et -exécuté la ligature de l’artère principale qui se distribue à la partie qui en est le siégé.' Cettë opération a réussi plusieurs fois, et notamment jà MM. Travers êtDalrympbé, qui, Travers < t pouT des tumeurs CTéctiles de l orbite, ont lié Tartèrè
Dalrymplie, ^ ,, .
carotide correspondante. Chez les deux malades ainsi opérés , la tumeur, après avoir cessé de battre, diminua de volunie, et disparut presque entièrement. Plusieurs années après , rien n annonçant que la maladie dût reparaître , on pouvait' assurer que. la guérison était radicalé et solide. . '
ohscrviition ’ Il UC faut pas, toutcfois , trop compter sur le succès
deM. Du- , .
puytreu. des opérations de ce genre. 11 semble que la destruc-
J OPÉRATOIRE
tioïl; du Jissji érectîieaflOrmal;, ; ou- dnî moins son obiitération, soit soumise à cette conditiôijy qûe -fesàng, apresdadigature de l’sirtèré priricîpalerjde. la partie, ne lui: sera pas ;apporté æIi trop ^aàdeoquantite pkr les eommunicàtidns: ànàstMiîbtiques , avapt que ile rapproeheménîcet l’adhésion mutuelle deies-'aréolés n’ait pu arôir lieii.rOr, ce résultat est quelquefois 'assez difficile à obtenir, à' én juger,, du moins, parles observations suivantes- :;uh:ho,mme se présenta ài’Hôteb^Dieuuiê Paris, ayant la conque /dé. Ibreifiedroiteentièremendenvaliie par un tissu érectile qui occupait toùtèda peau de cette partie et le.tissu cellulaire sous-jaefent ; le pavillon avait une épaisseur triple de celleiqui laüest naturelle^ dè ebuleur rouge violacée ; ilprésentâiedes moüvémens dé; dilatation et d’kffaissement isoéhrones à ceux^ du pouls.'En: le; ooiripriraant.il reprenait sori-volume ordinaire; mais ^ aussitôtque la- compression' avait cessé ^ on le voyait se'gonfler de mouveau. Le: doigt placé sur lé trajet- dés altères (Voisines u’Cxerçaitaucune influence sur lui. La compression .de î’artère. caiotide pïimitive était seule suivie dé laffaissement et de la décoloration de la tumeur , qui revenait à soruétat habituel aussitôt que la liberté était rendue au canal artériel. Ces phénomènes ayant été examinés et constatés avec exactitude , M. Dupuy tren se décida à lier! carotide primitive droite.. L’opération ne présenta aucune circonstance particulière :;Ia tumeur s’affaissa promptement^ perdit sa colorration foncée, cessa de battre ; et. tout, faisait espérer un succès complet. Mais ces apparences favorables ne se prolongèrent que durant quelques jours, après lesquels on vit graduellement reparaître la ma-
Observation tle M.
Lawrence.
Extirpation.
Observation de M. War-
aSa
ladie avec une intênsité à peu près égale à celle qu’eilé avait avant l’opération. , .
Le même effet ^smvitMa ligature des artères radiale et cubitale,; exécutée; par M; Hodgson ,■ pour une tir^ meur érectile qui occupait l’extrémité du doigt airau-» lâire de la maiu droite. Le malade , continuant de souffrir , et, hé voulant pas se soumertie àl’ablation de cette partiè , TH. Lawrence se décida, le chinirgieh or-. ' dinaire étant absent, à cerner le doigt à sa basé , par, une incision circulaire qui divisât, ilâ ^peaii ^ le tissu cellulaire et les vaisseaux , en respectant les tendons des muscles extenseurs et flécbisseurs. On trouva les artères digitales iaussi volumineüses que le sont; ordi-. nairement celles, de l’avant-bras ; et une multitude de rameaux considérables qui les accompagnaient éxigèW rént des ligatmes . séparées. . La ;plaie fut . réunie au moyen de quatre points de suture 5' rien n’èn retarda la cicatrisation, et la tumeur érectile disparut. ■ L’instrument tràncbant est ; donc , , en j dernier: résultat, le moyen le plus sûr que l’on puisse employer pour détruire les tissus érectiles. Maître de l’action du bistouri, le. cbirurgien «peut suivre avec lui toutes les ramifications de la tumeur. Il faut alors se souvenir que plus On s’éloigné du. tissu morbide , moins' on rencontre de vaisseaux à lier ; et que si on s’en rapproche trop:^ ou ai on l’intéresse, le malade est exposé à un écoulement sanguin, considérable. Un enfant ^dè dix jours, opéré par M. Wardrop, périt ainsi épuisé par l’hémorrhagie , peu de, temps après, l’extirpation d’une tumeur érectile située entre l’apophyse mastoïde. et la protubérance occipitale externe. Il importe donc.
beaucoup j dans ces circonstances, de s’écarter de cet axiome qui prescrit de conserver toujours le plus de parties que possible* Plus; d’ailleurs on s’est éloigné des limités de là: tumeur, moins sa .réproduction devient à craindre. C’est d’après ces principes que se conduisit M. Maundir, lorsqu’il extirpa sous le. coude et observation àous;;le. menton des tissus ; érectiles considérables, et deM.Maudont l’ablation, n’a .été, suivie d’aumm accident.! ;Si la . tumeur était située .à , une partie isolée et peu importante, comme le doigt, lalèvre, etc;, on pourrait, après avoir employé sans succès des moyens plus doux, emporter avec elle ja base qui la supporte, comme on le ferait pour un ulcère cancéreux , et; réunir ensuite les bords de la division.
Les tissus érectiles ont iiné , tendance singulière à repnlluler, et il faut par conséquent avoir le plustgrand soin dans les opérations, que l’on entreprend pour les -détruire^ d’éviter d’en épargner la -plus légère portion.
Iln.’est presque pas de parties du corps sur lesquelles M. -Dupuytren nkit enlevé, de'semblables tumeurs , et dans tous les cas , ila-obtènu rmé guérison radicale en les conformantlàcesr prin'cipés..):* ,
. \ Des Tumeurs forigeusesv
Ces tumeürsi.sQnt celles qui s’élèvent; sur la duremère, l’encantiiisy le le staphylôme, les po¬
lypes des narines et de lagfor;ge , céux du sinus maxillaire et des oreillesyrépulis, l’exubérance des amygdales, la tuméfaction et’ le prolcffigemefit de la luette, .et les polypes de" la matrice'et du vagin. ;
DK K A MÉDECINE
Des fongosités de ta dure-mére.
Caüses Ces fongosités provîénnent âe ca-iïses différenteSi Eij meu^rs!** elqués --uns. elles sont la suite- d’ûiie-affection ' véné-^ rienne ou de toute autre cause intérieure qui altère' Ites os du crâne ;’ en d’autres, elles sont: le^produit d’une commotion qui -a affaibli le ressort- des: wsseadx qui unissent la dure>^ mère, â ces os , isoit; ;qu elle àit été occasionée par un dôup à-da tete, ou par un ébranlement communi<pié-à cette partie par une chute sur les pieds, sur les-fessesy ou de toute autre mahière.-On voit un exemple de cette dernière espèce dans le çin- , quième volumeèdés Mémoires de l’Académie' de Chirurgie. Cet exemple servira à faire -'connaître les si^es par lesqueis -cetté»' maladie/ s’anndïice:; et les suites ^quelle entraîne./ : !!< .>
ObservatioB Tin particulier fit- une chute sui- dés fesses , sans que de maladie!^ sa fête portâtv L’âccident fut suivi: d’u'né eommotibh qui se manifesta./; par , une sorte dc istupeur. qui -dura quatre moisj Ilié’écoula; lin pareil temps; sans que-lë malade éproiivâ| la moindre >îiçdinmodité. Il ne: pensait plus à ce qui lui était arrivé ÿdûirsque son barbier s’aperçut, en lui rasant la tête, d’une crépitation semblable au froissew^ent d’un parchèmih sec. Le malade y porta la main et sentit la même chose. Il n’y avait encore ni tumeur ni affaissenàent;.:mais. le lendemain il s’était formé qne élévation dont la bâser.égalait une pièce d’un franc ; et où il y avait des pulsations.- Cette tumeur fit des progrès rapides. On éssaya delà réprimer au moyen d’ùné eompressionque lepialade ne put supporter. La tumeur rentrait , niais il survenait des étour-
dissemens effrayians; Quel que$-un$ crurent que c’était un anévrysme, D’autres y virent Une hérnie du cerveàua Bientôt le mal augmenta au point d’offrir le volumd d’un œuf de poule d’Inde. Il y avait delà douleur., que l’on faisdt cesser en appuyant,' dçssu§ |. mais lè malade préférait son état de douleur .auXtS.ÿncopes que la 'coirr* pression lui causait., IL sediyça ajuxrçharlatans;^ et mourut seize mois;apj:es sa chute, et, huit mois, après. happa;-» rition de sa tumeur. y : l'A.dza: ; ,1 i ;
L’ojiverture de son, corps fil éPB[H;aîtî’e la-mature du mal. Il y avait àjlaidure-mèrèaihecfimgQSitéienfèrméë dans sa duplicature et de la grosaeurdu pômg'f laquelle s’enfoncait d’une part sur le cerveaii , qu’elle avaitdé-»; primé , et se portait de l’autre à travers, roûvefture du crâne. Cette ouverture, faite par ,ér^|^.,.étaiti plus grande en dedans qu’ejn dehors ,::paree'jque . la tahleâu-î terne des os était détruite dans unoéteudue plus grande que rexterne, Ses bords étaient aigus,; de sorte qu’éPe exerçait sur la tumeur une pression, douloureuse, ; qui diminuait lorsque .cette tumeur, dtait contenue ou
qu’on la forçait à, rentrer. .
Ceux qui avaient regardé la maladie dont on vient de parler comme unauévrysmese:.soiit trompés à beaucou|t d’égards: Il n’y a pas à la dure-mère d’artère assez considérable pour former une, tumeur d’uu aussi gros volume. La forcé, de ces vaisseaux; n’aurait pumser, les os dans une aussi grande étendue. Enfin j un ànévrysmê •a des battemens isochrones à ceux des artères j,^u lieùr que ceux de la tumeur répondaient aux battemeris du cerveau. - -
. Ces considérations n’avaient pas empêché Pai-é de
aussi observé et s’y est mépris.
Fongosités
survenues
vingt-neuf
cident qui y a donné lieu.
a36 MIÎDECINE
commettre une semblable méprise dans un cas (Jiü pà- raît aussi avoir été celui d’un fongus'à ladure-mèrej La tumeur avait cru peu à pem, et elled’aisait sentir des battemens très-marqués. Voilà tout ce qii’on en sait.- Paré avait bien recommandé qu’on ne l’ouvrît pas. Sort avis fut négligé, et le malade périt en deux joursi Les tumeurs fongueuses à la dure-mère ne paraissent quelquefois que long-temps après l’accident qui y a donné lieu, et les malades peuvent y survivre plusieurs années. C’est ce qrti "est arrivé à une autre persorine dont rhistoire a aussi été communiquée à l’Académie deCbirurgie.En iyï2, une fille, âgée de dix-huit ansj se laissa tomber dans une cave. Elle" perdit connaissance. On lui trouva une contusion à la partie postéf rieure et moy^ne du pariétal droit, mais cet accident ne parut pas mériter une grande attention; Il lui survint- cependant de fréquens vomissemensÿ et elle resta sujette à dê grands 'maux de tête.' Ving^^t-neuf ans après j en i.y4i V 1®^ malade reçut au même endroit de la tête un Coup qui fut Suivi d’un long évanouissement. On crut sentir que ce coup avait causé une légère dépression àl’os. Un moisnprès, il s’éleva subitement au lieu frappé une tumeur de la grosseur d’un petit œuf de poule. Cette tumeur fut accompagnée des accidens les plus graves, tels que dés vomissemerts et des hoquets avec concentration^ du pouls et froid aux extrémitési La nuit suivante fut extrêmement orageuse. La disposition du lit de la malade était telle , qu’elle restait’ couchée sur le coté opposé à la tumeur. Cette situation' seule fut assez favorable pour que ses accidens se calmassent, et que son état devînt beaucoup moins inquié-
tant. La tumeur avait disparu pour faire place à un onfoucementj avec perte de substance au pariétal, de l’étendue d’un ancien écu. .'f-.
On conseilla un bonnet piqué, avec une plaque correspondante à la tumeur. Ce moyen n’eut pas le succès qu’on en attendait ; mais la malade était constammen t soulagée en restant couchée sur le côté gauche. Elle éprouva diverses alternatives de bien et de mal, après lesquelles elle tomba, au bout de neuf ans, dans uir état pire que ceux qui avaient précédé, ét elle mourut en seize heures.
La pièce osseuse, tirée du cimetière long-temps après, et soumise à iexamen, fit voir au pariétal droit une ouverture de seize centimètres (le cû’conférènce.
On vit (jUe leS bUrds de cette ouverture étaient rongés plus avant au dedans du crâne qu’au dehors de cette cavité, et que ces os avaient conservé Leur; couleur najturelie ; ce qui n’a rien d’extraordinaire, puisque l’oujyertüre dont il s’agit était l’effet d’une sorte d’érodou ou de destruction , et. non celui d’une carie; ^ -
On a fait bien des tentatives pour détruire les fonsQ- On a tenté
, , . ; - ^ ; de gnérir les
.Sites de la dure -mer e ; plusieurs ont ose les mettre a fongosités de nu, dans l’intention de les attaquer avec le caustique 5 par des™pémais il n’en out pas eu le temps, parce que les malades o^t’°été sont mortstrès-promptement. ,Qn apensé qu’il am'ait succès, fallu s’y prendre plus tôt j et avant que le mal eût fait tant de progrès : on a dit aussi qu’au. heü de penser^ Onaconseillé attaquer la fongosité, qui est la maladie principale j U d’autres opéaurait fallu coipmencer par détruire les bords de l’ouyerture, qui exercent sur elle.une pression si nuisible;, au moyen du trépan et des autres : procédés connus.
DE EA MÊDEGINE
Raisons de Mais commeiit osèr entreprendre' des opérations aussi s tn abstenir. j^jjgajdeQses, dans ies comm'encemens d’une maladie avec laquelle on j?éut vivre long-temps .i* et de quel succès peut- on se flattér, si, comme il arrive souvent, les fongosités s’élèvent' de la dure-mère èn plusieurs endroits à la fois ? 11 est bon de chercher à reculer les limites dé l’art; mais il ne faut pas se- livrer à des espérances destituées de toute espèce de fondement. Les fongosités de la dure-mère sont du nombre des maladies qui sont totalement incurables, et auxquelles on ne doit pas se permettre* de toucher.
De VEncanthis.^. , • .
~ L’ericanthis est üne tumeur fongueuse et lypômateuse qui s’élève du grand angle de l’œil, très r probablement de la caroncule lacrymale , et. qui s’étend jusqu’au voisinage de la corifée, avec des pr^longemens qui, en quelques sujets, se portent le lo#g -dé la face interne de la partie voisine des paupières. Son vOlüme varie jusqu’à. acquérir celui d’une grosse châtaigne ou ' d’une noix. QüelqüéfOis elle prend une eoulëur brune
. , -O, ïoneée et un aspect carcinomateux accompagné des ' douleurs qui caractérisent cet état; mais, pour le plus
> vi‘! ^ 'souvent, l’èncanthis est comme grumeleet de cbulenr Tôugèâtre, assez isénibiable à celle de la caroncule lacrymale, qui lui donne’ naissance. Sous quelque appârenc'q . ,j qu’èlle se 'présente , -cette tumeur gêne le mouvement
, des paupières et l’absorption des larmes',’ qui fatiguent et rougissent la conjonctive et regorgent ensuite sur les •joues, de manière que la perception des objets devient fatigante et difficile.
OP-ÉaATOIRE.
Ce mal n’est paseommun. Il n’est susceptible de guérison qu’au moyen ^ie l’extirpation , qui s’exécute à peu près de la même manière dans-tous les cas, c’est-à-dire qu après a^voif -=soulei?é la tumeur avec dès pinces ou avec une airigne , on -la séparé de toutes ses adhérences avec un bistouri approprié , ou avec lé tranchant des ciseaux, en -prenant garde, autant qu’il est possible , de ne pas intéresser, les points du les condüits laeiy- •maux., ,
:Si l’encaitthis est-carbinomateux, il n’y a presque plus de ressource, à moins qu’on n’extirpe en même temps l’œil et toutes les parties contenues dans l’orbite; mais xle.succès est douteux. - =
L’opération qui| convient à ce mal est 'suivie d’iine légère effusion de- sàng. Cependant Pellier a vu survenir, une hémorrhagie très-grave. Lé sang arrêté par dés liions- d-eaü?fraîche,; on sé contente de couvrit l’cëil avec ; des èdmprèsses ’ trempées dans .une ’ décoction émollientéi, ét on attend la suppuration , qui s’établit le huitième ou le neuvième jouri, La guérison n’a lieu, qu’au bout dé trois, ou quatre semaines. *
Du P.tévigion. ; , : . *
Le ptérigion est une végétation de couleur cendrée rougeâtre ^ qui s’élève le plus ordinairement au devant de la conjonctive et-de la-Cornée , du côté du grand angle,;ou angleinterne de l’œil. Quelquefois il s’endorme du côté de son angle externe-, et même de tous les points de sa-circonférence. La forme en est triangulaire, de manière que la pointe s-avance vers la cornée, et quelquefois jusqu’au centre de cette partie^ Il y a des sujets
2^0 MÉDEGINR
sur lesquels il s’élève plusieurs pterigions qui parvien- .neut à se réunir sur la cornée, de manière à les privei’ entièrement, de la vue.
Cette végétatio'u doit être extirpée. On la saisit avec des pinces pour la soulever de dessus la cornée , et on la retranche avec des ciseaux courbes sur leur plat, après quoi on en continue la rescision aussi loin qu’on le. juge nécessaire sur le blanc de l’œil. Il sort du sang qu’on doit laisser couler. 11 est même à propos d’en favoriser la sortie en fomentant l’œil avec une éponge imbibée d’eau tiède. Lorsque le sang est arrêté , on couvre^ l’œil avec des compresses, et on attend l’évér nement. Pour l’ordinaire il s’établit une inflammation .assez vive, mais qui cède aux’ saignées, aux boissons adoucissantes et à tous les autres moyens antiphlogistiques, et à la suite de laquelle il survient une suppuration muqueuse. La plaie se dégorge sans autre secou^ que celui des fomentations émollientes , et la guérison a lieu depuis le trentième jusqu’au quarantième jour. Cependant il reste toujours un nuage sur la cornée , lequel est le produit de la cicatrice. Le dégorgement de cette membrane à l’endroit que le ptérigion occupait fait qu’ elle donne un passage plus libre à Ja lumière, et que le malade discerne mieux les objets, outre qu’il est* t|ébarrassé de la gêne que causait le ptérigion, de la rougeur des yeux dont cé mal était accompagné , et de la sensibilité de celui, de. ces organes qui était malade. Le succès de l’opéradon que je viens de' décrire n’est pas touj ours aussi heureux. Le mal se reproduit souvent. J’ai donné des soins à un homme, bien portant d’ailleurs ,ù qui je l’ai extirpé plusieurs fois sans pouvoir
OPÉRATOIllE.
■ le détruire. Gomme il ne causait que des incommodités supportables , j’ai engagé la persônné incbmihodéé a ne plus y rien faire. Le ptérigion est revenu à son premier état, et' il reste stationnaire. -
Du Staphjlôme. ,1.:' ;
; Le Rtaphylôme est moins une tumeur fongueuse qu’une sprtedeprolongement delà cornée, qui, ayant perdu son ressort, est chassée en avant par l’humenr aqueuse, et qui ne peut plus être contenue par les paupières, entre lesquelles elle ; s’ engage, et produit! une tumeur dont la forme est en :quelque sortereonique j et dont les dimensions sont différentes. Je lui aLvü<fair® au devant de l’œil une saillie de plus de vingr;sept:millimètres. Souvent cette tumeur, utte lois forrftéu, -ne , . prend plus d’accroissement. Souvent aussi elle en prend d’une manière menaçante, et elle s’ùlcèreî Dansle prejmier cas, elle n'exige aucun traitem^t.,et'laipers6nne incommodée peut la garder long-temps , et même pendanttoutesavie. Dans^le second, on ne peut aedispenser de l’extirper pour faire cesser les^ douleurs letd’éedulement des larmes quelle cause,' et pour éviter; ansâ quelle prenne un caractère carpinoraateux;.' AvAt''
La manière dè procéder.est celle-ci . Le nialade assis sur une chaise , contenu, pt Içs paupières éeartéesy on traverse la base de la fumeur avec une aâgujlle'^àrâie d’un cordonnet de fil, dont qn réunit et on. tient les deux bouts pour fixer l’œil et pour l’amener au dehorsi après quoi on retranche le. staphylônie en anticipant un peu sur la sclérotique. Les humeurs contenues dans