SYMPTÔMES DES DIFFÉRENTS SYSTEMES
persister pendant des années ; dans un cas elles duraient depuis trois ans , et la santé de la jeune personne n'eu était aucunement altérée.
Au îieii d'exister en avant , la douleur se manifeste plus profondément ; les femmes se plaignent alors d'éprouver des maux de reins. Cette souffrance, qui a ie plus ordinairemen t son siège dans les régions sacrée et lombaire, part de l'uténis , ou plutôt de ses annexes. Elle est distincte de la colique par le lieu qu'elle occupe, et parla sensation quelle détermine; aussi les femmes ne la confondent-elles jamais avec cette dernière. Ce symptôme peut offrir tous les degrés d'iniensité et de durée que nous avons notés pour la colique ; la fréquence est la même.
La douleur nese dessine pas toujours d'une manière aussi précise ; elle peut consister dans un malaise général, dans une simple indisposition , dans des souffrances générales très-violentes. On explore avec la plus grande attention l'état des organes ; ils ne révèlent aucun désordre, et cependant la femme se plaint ; elle est souffrante, elle ne saurait dire où est son mal , maiselle esté videmment sous uneinfluence morbide : l'âge, les «igues de la puberté mettent alors sur la voie. Il faut rassurer les parents, et recommander quelques précautions liygiéniques. Sile degré de la douleur est fort vif , il faut l'eeourir à des moyens plus énergiques qui se subordonnent toutefois au tempérament , à la constitution , au genre de vie de la jeune personne. Ce malaise, vague, indéfinissable, général, léger, violent, intermittent, continu, offre, sous le rapport de sa durée , des anomalies ; tandis que chez quelques jeunes personnes il dure à peine quelques instants , quelques jours ; chez d'autres , il se prolonge des mois, des années. Nous avons connu Jine jeune demoiselle qui n'avait rossé de souffrir depuis
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l'âge de 7 ans jusqu'à 18; l'apparition des règles lut le signal de la délivrance.
Système nerveux. — L'organisation de la femme , son mode d'éducation, paraissent l'avoir de tout temps, et surtout dans les villes, prédisposée à une surexcitabilité nerveuse qui augmente à mesure que l'on s'élève dans l'échelle sociale. Les sensations morbides qui résultent de ce tempérament, de son exagération, sont infiniment nombreuses. Point de région où il n'aille retentir , point de région aussi où il ne porte ses impressions pénibles. La tête devait être une des premières parties atteintes ; c'est aussi celle qui souffre le plus souvent. Certes, la pléthore peut être regardée à juste titre comme la cause de la souffrance dans un grand nombre de cas; mais, en faisant sa part, il faut avouer que l'élément nerveux joue un rôle important dans les céphalalgies , qui sont si fréquentes à cette époque (/j8 fois) . Ainsi on voit la douleur se montrer chez de jeunes personnes qui n'offrent aucun des attributs de la constitution pléthorique. C'est en vain qu'on s'opiniâtrerait à combattre ce symptôme dans une foule de cas, par les antiphlogistiques , il résisterait aux émissions sanguines répétées. La céphalalgie peut affecter différentes formes et différents types : tantôt elle occupe toute la tête, tantôt elle n'attaque qu'un seul côté , c'est la migraine ou l'hémicranie; elle peut avoir son siège en avant , eu arrière , sur les côtés ; son intensité peut être extrême , ou bien elle ne détermine qu'une douleur sourde ; elle offre le plus souvent des rémissions ; quelquefois elle est continue ; nous l'avons observée dans un cas sous la forme intermittente tierce. Comme les coliques et les maux de reins , la céphalalgie se termine avec