QUANTITÉ DU SANG MENSTRUEL
Cette remarque est déjà fort ancienne , car on lit dans l'histoire natarelle de Pline : « Trkeuis diebns , in mulieribiis existit , et trimestre spatio largius » [HisL natur. ., lib. VII, chap. 15). A une époque encore plus reculée, Aristote avait écrit : o Mense vero tertio phiribus» (De hist. anim., chap. 2).
Cette disposition a san^ doute été notée par ces deux grands observateurs ; mais il est probable qu'ils ont cédé à un besoin très-naturel à l'homme , celui de généraliser à l'occasion d'un petit nombre de faits. Toujours est-il que cette intermittence n'est point régulière dans notre contrée , et que , lorsqu'elle existe , elle n'est point soumise à la loi des trois mois , comme nous nous en sommes positivement assuré. Dernièrement , nous avons suivi une dame qui, pendant plusieurs mois, a eu alternativement une époque très-abondiante , et l'autre médiocre.
Pour résumer -notre opinion sur la quantité du sang menstruel , nous dirons que l'extrême difficulté , pour ne pas dire l'impossibilité , de répéter ces expériences sur un grand nombre de femmes , condition ici indispensable, nous fait considérer comme peu certain tout ce qui a été fait jusqu'alors sur ce sujet. Par la même raison , nous croyons que l'étude de ce point physiologique sera toujours environnée d'obstacles presque insurmontables.