CHAPITRE IX
brîgne du sarig menslrucl. — Opinions diverses sur ce point. — Observation d'une femme menstruée par le vagin. — L'amputation du coi a été pratiquée il y a deux siècles. — Autres observations de femmes paraissant réglées par le vagin. — Absence de l'utérus coïncidant avec l'absence des règles. — L'utérus est le siège de la menstruation. — Utérus à l'époque des règles. — Preuves en faveur de l'opinion qui place le siège de la menstruation dans l'ulérus. — L'esbalatiou peut se faire par un point très-limité. — Importance des ovaires. — D'après M. Gendrin, le point de départ de la menstruation est dans ces organes. — Voies qui fournissent le sang. — But de la menstruation. — Observations de femmes qui n'ont été réglées qu'après avoir eu des enfants. — Observations de femmes qui ont eu des enfants sans avoir été réglées. — Opinion de Roussel et d'Emelt. — Autres usages du sang menstruel.
La source du sang menstruel a été l'objet de nombreuses discussions, et des hommes distingués lui ont attribué des sièges forts différents. Séverin Pineau et Fabrice d'Aquapendente le faisaient provenir du vagin et du col. Stalil lui donnait pour origine le col de l'utérus ; aujourd'hui la totalité des médecins regardent l'utérus comme le lieu d'élection de ce flux.
L'opinion des premiers dépendait de ce qu'ayant disséqué des femmes mortes pendant la menstruation, ils avaient trouvé les parois du vagin ensanglantées, légèrement phlogosées, et laissant suinter des gouttelettes de sang à la moindre pression, tandis que l'utérus n'en offrait aucune trace. Les seconds s'appuyaient sur les mêmes faits. Quelques-uns citaient comme un argument victorieux la disproportion de l'utérus.