INTRODUCTION
étudié l'influence des âges sur les maladies sexuelles, dit qu'un dixième environ des femmes malades depuis l'âge de 40 ans jusqu'à 60, succombe à des affections des ovaires, de la matrice ou de son col.
Dans l'étude des causes qui produisent les maladies du temps critique , nous avons dit quelques mots de l'avortement , des lésions occasionées par l'accouchement , et de la proportion des filles mères.
Suivant la marche ordinaire de l'esprit , nous avons été du simple au composé •-, nos idées se sont étendues, nos déductions sont devenues plus générales ^ ainsi nos recherches ne se sont plus limitées aux maladies sexuelles , à l'influence des trois grandes périodes de la vie des femmes sur les affections qu'on a observées à ces époques^ nous avons étudié l'action des règles sur la marche et la terminaison des maladies en général. Cette étude nous a permis de constater que l'époque de l'arrivée des menstrues n'était point indifférente ; qu'au début elle aggravait les accidents , tandis que vers le milieu et le déclin elle soulageait et guérissait. La considération des âges nous a fait voir qu'il existait de grandes différences dans le mode d'agir.
De ces considérations , nous sommes passé à l'influence des règles dans les maladies aiguës , spécialement dans les affections cérébrales, Ihoraciques, éruptives, inflammatoires , typhoïdes , abdominales , etc. Les faits que nous avons rapportés ont montré que cette action pouvait être utile, nulle, défavorable. Ils nous ont également servi à tracer quelques préceptes relatifs au traitement. Pour compléter nos travaux sur cet objet , il nous restait à apprécier l'action des règles sur les maladies chroniques et chirurgicales ^ mais ici le petit nombre des observations devait singulièrement restreindre les aperçus.
Le dernier chapitre, consacré à l'influence des maladies sur les règles , nous a fourni des ressources plus nombreuses ; résumé d'une pratique de plus de quinze années, acquise dans des circonstances et des lieux fort divers , nous croyons qu'il ne sera pas lu sans quelqu'intérêt.
A raison de son importance, ce chapitre a été divisé en deux parties. La première est relative à l'influence des maladies aiguës sur les règles. Quelques considérations générales résument les principes et les doctrines qui nous ont dirigé dans ces recherches.