CHAPITRE XII
Hygiène de l'époque de la cessation.— Considérations générales.— Division. — Moyens philosophiques et moraux, — Moyens Iiygiéniques. — Moyens thérapeutiques.
Si d'un côté nous avons démontré que la ménopause n*a point la gravité qu'on lui avait attribuée, qu'elle n'augmente pas sensiblement la mortalité , d'un autre côté nous avons également constaté qu'elle est la source d'un grand nombre d'indispositions. Nous verrons plus tard qu'elle donne lieu à beaucoup de maladies de l'utérus, et que leurs terminaisons fâcheuses entrent pour une forte proportion dans le chiiFre de la mortalité de l'époque. Il devient dèslors nécessaire d'indiquer des précautions, de tracer des règles de conduite.
Les femmes dont la vie a été toujours paisible , la santé excellente, qui n'ont eu que des accouchements faciles et peu répétés , dont l'époque critique ne s'annonce que par de légers symptômes , ont peu de choses à faire, la nature leur épargnera tout le mal et se chargera de la guérison.
Mais celles. qui ont eu des accouchements nombreux et pénibles , des suites fâcheuses ; celles dont l'existence a été très-tourmentée , dont les accidents du temps critique ont de l'intensité , doivent veiller sur elles.