‹ De la menstruation, considérée dans ses rapports physiologiques et pathologiquesChapitre 71 sur 120 · MOYENS PHILOSOPHIQUES ET MORAUX · texte numérisé non relu

MOYENS PHILOSOPHIQUES ET MORAUX

Il en est de même des personnes dont la première menstruation a été orageuse; qui ont eu des règles douloureuses , diflSciles , irrégulières ; chez lesquelles il y a eu de temps en temps des suppressions.

Les femmes qui ont fait des maladies à l'âge où elles ont été pour être réglées , qui ont toujours eu un organe délicat , doivent redoubler de précautions ; car rien de plus ordinaire que de voir se reproduire à cette époque les affections de la jeunesse , et éclater des désordres que la force de la vie ou le mouvement fluxionnaire de l'utérus avait jusqu'alors comprimés. Que de fois nous avons été triste spectateur de la marche rapide de la phthisie pulmonaire, qui , pendant de longues années, était restée stationnaire !

La période de la cessation doit encore être un objet d'attention sérieux pour les femmes dont les mères ont eu des accidents à leur temps critique.

A l'exemple de la division que nous avons adoptée pour l'hygiène de la menstruation , nous partagerons en trois sections le petit nombre de préceptes que nous croyons devoir établir pour cette période de la vie des femmes.

Moyens philosophiques et moraux.

On ne saurait trop le dire , l'époque prétendue critique n'est point dangereuse pour la femme qui se porte bien ; elle n'exige de précautions que pour celle dont la santé est délicate, faible, altérée. En présence des faits que nous avons établis d'une manière si claire , pourquoi l'imagination irait-elle se créer des chimères ? Pourquoi des regrets contre lesquels la force des choses est irrésistible? La période brillante de la vie est passée , mais elle va

être remplacée par une autre qui aura aussi ses jouissances. La mission de la femme n'est pas seulement de plaire, ses devoirs d'épouse , de mère , ont une toute autre importance. Sa vie d'ailleurs n'est-elle pas un sacrifice perpétuel ; et l'habitude de la résignation n'a-t-elle pas de bonne heure façonné son esprit à toutes les privations?

C'est une justice que nous nous plaisons à rendre à cette belle portion de l'humanité. La perte des avantages extérieurs , les regrets d'une vie de plaisirs ne se font pas sentir parmi les femmes véritablement dignes de ce nom ; ou si quelques soupirs s'élèvent du fond de leurs cœurs, elles les étouffent aussitôt ; ces gémissements du passé sont surtout marqués chez les personnes oisives ; et pour y échapper, elles se précipitent alors dans les fêtes , les bals, les spectacles, les intrigues de tous genres; c'est un dernier appel à ce monde qui va leur échapper. Une pareille conduite ne peut qu'aggraver leur position.

Certes , il ne faut pas aller d'une extrémité à l'autre , et conseiller la retraite à des femmes habituées à tous les agréments de la vie ; mais il faut leur dire : si vous avez des accidents, si vous éprouvez des symptômes de l'époque, modérez-vous, ne passez plus les nuits entières dans ces salons brûlants qui ne peuvent qu'augmenter la disposition pléthorique , alors si commune ; mettez un frein à cette vie d'agitation et de mouvement ; craignez Réchauffer votre sang, et cherchez des plaisirs moins bruyants.

La lecture , la conversation , les réunions d'amis , les distractions sans fatigue , vous offrent d'agréables compensations. Lorsque tous les accidents seront dissipés , vous jugerez alors ce qu'il vous conviendra de faire. Comme Lamaze , nous engageons les femmes qui sont nées avec an tempérament porté à la volupté , à fuir les personnes

avec lesquelles elles ont eu des liaisons tendres , à éviter les peintures lascives, les livres , les conversations licencieuses , et l'oisiveté, d'où l'amour tire souvent sa source. Un auteur moderne, dans un bon livre sur l'hygiène des femmes nerveuses (1) , leur conseille de profiter des bénéfices d'une révolution qui leur imprime une trempe plus semblable à la nôtre , pour se livrer au commerce des lettres et aux travaux de l'esprit. En donnant une pareille direction à leurs facultés , elles se créeraient de précieuses ressources, de grandes puissances , et elles s'épargneraient encore ces illusions ascétiques et toutes ces peurs du diable qui assombrissent trop souvent le soir, ou le déclin de la vie , chez des personnes déjà prédisposées par leur caractère , à la tristesse ou à la mélancolie.

Moyens hygiéniques.

S'il y a un art de bien administrer les médicaments , il y a art encore plus grand, de savoir s'en passer ; tel est le but que doit se proposer l'hygiène.

L'afflux du sang vers la matrice , sa réaction sur toute l'économie, les chaleurs dont la femme se plaint à cette époque, sont autant de raisons pour recommander l'exercice. Il est aussi le meilleur moyen de dissiper les insomnies si fréquentes à cet âge. La promenade du matin est préférable à celles qu'impose la mode , parce qu'elle fait d'abord lever de meilleure heure , et que l'air qu'on y respire est plus pur. On doit la faire avec des personnes agréables ; la solitude ne pourrait qu'augmenter les pensées tristes et mélancoliques.

(1) Hygiène des femmes nerveuses , ou conseils aux femmes pour les époques critiques de leur vie, par le docteur Ed. Auber. 1841,1vol. grand jn-lS^ page A79.

Malheureusement les femmes de la classe riche ont l'habitude de se lever tard ; elles redoutent extrêmement le froid, et se tiennent dans des appartements bien chauffés; il en résulte qu'elles favorisent les congestions sanguines , tandis qu'un air tempéré leur conviendrait beaucoup mieux. Le soir elles montent dans une voiture bien fermée , pour aller dans les assemblées où elles respirent un air malsain; heureuses encore, quand la passion du jeu ne les fixe pas des heures entières au tapis vert.

Plus les hommes se rassemblent, a dit J.-J. Rousseau dans son Emile , plus ils se corrompent. Les infirmités du corps , ainsi que les vices de l'âme, sont l'infaillible effet de ce concours trop nombreux. Des hommes entassés comme des moutons , périraient en très-peu de temps : l'haleine de l'homme est mortelle à ses semblables.

L'exercice modéré , la gymnastique ne sauraient être trop recommandés aux femmes. Aux unes , il faut conseiller de s'adonner au jardinage , de bêcher la terre , de sarcler le jardin et d'arroser les fleurs; aux autres , des exercices plus actifs sont indispensables ; on leur recommandera de frotter les appartements , de fendre ou de scier le bois.

La nourriture exige une attention spéciale ; on sait toute l'influence qu'elle exerce sur notre organisation. Nous avons vu que les femmes à l'âge de retour étaient sujettes à des éruptions cutanées, à des boutons, à des feux du visage ; n'est-ce pas les avertir qu'elles doivent éviter tous les principes acres ? Les aliments seront donc de facile digestion ; choisis parmi les fécules , les viandes blanches , les chairs colorées. Les viandes rôties sont préférables à celles qui sont assaisonnées. Les ragoûts , les épices , les vins capiteux , le café , les liqueurs , seront proscrits peu-

dant toute cette période , surtout quand il existe des accidents. Nous avons connu des dames tiès-sauguines qui avaient remplacé leur boisson habituelle par du lait , et chez lesquelles ce régime avait les plus heureux résultats.

Il est un remède fort simple et auquel cependant beaucoup de femmes ont dû de franchir le temps critique sans encombre , nous voulons parler de l'usage de l'eau ; en se soumettant à ce régime quelques années avant la cessation, les femmes pléthoriques, celles qui ont la figure couperosée ou d'autres éruptions cutanées, éprouveront des avantages marqués.

Les femmes doivent se couvrir modérément. L'usage du caleçon nous paraît plus indispensable que jamais. La flanelle doit faire partie intégrante du vêtement à l'époque de la cessation ; elle épargnera bien des indispositions et des douleurs. En effet , dit le docteur Auber, on a remarqué que l'âge du retour était beaucoup plus difficile chez les blanchisseuses et chez les femmes habituellement exposées au froid humide et aux intempéries de l'air , que chez toutes les autres personnes. Le refroidissement des pieds est à craindre, car il retentit souvent vers l'utérus. Les habillements trop serrés peuvent n'être pas sans danger ; le cancer des mamelles est alors assez fréquent. M. Dugès et madame Boivin l'ont noté 56 fois ; et nous l'avons nous-même observé un grand nombre de fois dans les salles de Dupuytren et de Boyer.

Le sommeil ne doit être ni trop court , ni trop prolongé. Il est dans les limites convenables , lorsqu'on éprouve en s'éveillant un sentiment de bien-être. Chez les femmes déhcates, nerveuses, lymphatiques, il doit avoir une durée plus longue que chez les femmes pléllioriques. Le sommeil trop prolongé a pour inconvénienls de fatiguer, d'é-

nerver, de disposer à l'obésité. Il n'est pas moins dangereux de passer les nuits dans les veilles , qui épuisent, échauffent , et sont souvent le germe de maladies aiguës. La transpiration doit être entretenue ; on la favorise en pratiquant des frictions sèches sur les épaules et sur le dos. La sécrétion de l'urine n'est pas moins utile ; on la provoque en buvant aux repas du vin blanc coupé avec une décoction de bourrache , de fraisier ou de chiendent.

De tous temps , les femmes ont cherché à dissimuler les ravages des années; et malgré les satyres de Martial, de Juvénal , d'Horace , la mode antique des cosmétiques a résisté et résistera encore aux préceptes de la médecine ; notre voix serait bien faible auprès de celles de ces hommes fameux , aussi nous bornerons-nous à recommander aux dames les préparations dont l'usage leur a fait connaître depuis long-temps le peu de danger. Il existe , en effet , des cosmétiques qui n'ont aucune action sur l'économie, ainsilque nous nous en sommes assuré depuis plusieurs années (1).

Le rôle du système nerveux chez la femme , son excitabilité plus grande à l'âge de retour , doivent appeler l'attention sur cette partie importante de l'hygiène. Dans la première section de ce travail , nous avons déjà donné quelques conseils à cet égard. La tranquillité d'âme serait l'auxiliaire le plus puissant , mais de pareils conseils sont beaucoup plus faciles à donner qu'à suivre ; aussi les préceptes que nous voyons partout tracés nous paraissent-ils d'une application peu facile ; la conduite à tenir est celle

(1) SauceroUe, iVo«trrtM,r conseils aux femmes sur l'âge ^n'étendu critique.

qui nous a réussi plus d'une fois dans le traitement des maladies nerveuses. On cherche à obtenir la confiance , et loi^qu'on y est parvenu , on étudie avec soin les cordes qui n'ont pas encore vibré , les parties qui sont encore vierges; en un mot, le seul moyen que nous croyons convenable , c'est de substituer à une inclination , à un penchant , à une passion , d'autres inclinations , d'autres penchants, d'autres passions.

Obs. LXXV. — Une dame avait occupé pendant longtemps dans le monde une position brillante ; elle recevait dans ses salons l'élite de la bonne compagnie; renommée par son esprit et sa beauté , elle était devenue l'oracle du bon fou; ses moindres paroles étaient des arrêts. Des signes trop certains viennent l'avertir, au miheu de l'enivrement de ses triomphes , que ce sceptre de la beauté va bientôt lui échapper. Elle tombe dans une mélancohe profonde dont personne ne peut deviner la, cause. Nous ra*vions suivie depuis quelques années ; son esprit et son caractère nous étaient connus. Nous pénétrâmes son secret, et sans lui laisser soupçonner que nous l'avions deviné, nous devînmes plus assidu auprès d'elle. Nos conversations roulaient souvent sur ses relations, sur les personnages célèbres qu'elle avait reçus dans son intimité. Pourquoi, kii dîmes-nous un jour, ne chercheriezvous pas à faire une collection d'autographes ; vous pourriez recueillir en ce genre les lettres les plus curieuses, et qui deviendraient un véritable monument historique. Cette idée germa dans son esprit, s'en empara, et la mélancohe , qui pouvait conduire aux accidents les plus graves, se dissipa entièrement.

Nous donnons dans ce moment nos soins à une dame dont la surexcitabilité nerveuse habituelle*, exaspérée par

un grand chagrin, nous fait craindre une période orageuse à son temps critique ; nous l'avons engagée à s'occuper de l'éducation de la fdle d'une de ses amies, et nous avons déjà l'espérance que ce moyen moral sera couronné de succès. Nous n'insisterons point plus long-temps sur ce sujet , mais nous croyons qu'il offre un véritable intérêt.

Les voyages nous paraissent un excellent moyen , lorsqu'il exisle des accidents nerveux , des désordres des voies digestives , une susceptibilité nerveuse caractérisée par de la tristesse , de la tendance à l'hypocondrie ; les changements continuels de lieu , la variété des objets , les conversations avec des étrangers , sont autant de stimulants qui impriment à l'esprit une diversion utile, en "même temps qu'ils exercent une action puissante sur le corps.

Moyens thérapeutiques.

Ne rien prescrire , ou avoir une formule toute prête pour chaque demande , sont deux inconvénients à éviter. Les accidents du temps critique réclament souvent les secours de la médecine; nous allons indiquer ceux qui sont d'un usage plus général.

Si nous n'écrivions que pour les femmes de la campagne , chez lesquelles les symptômes de la ménopause sont souvent à peine sensibles , nous aurions peu de choses à dire ; mais la pratique des villes est tout-à-fait différente , et les influences fâcheuses contre lesquelles elle lutte, sont nombreuses : aussi croyons-nous devoir entrer dans quelques détails.

Parmi les remèdes qui ont été préconisés à cette époque, il en est dont l'action sur la pléthore générale ou locale nous paraît incontestable ; nous voulons parler des saignées , des purgatifs et des exutoires.

L'usage de la saignée est surtout utile chez les femmes fortes , sanguines , sujettes à des évacuations abondantes. Elle doit être petite , mais répétée souvent dans les premiers temps ; tandis qu'on la pratique , au contraire , de loin en loin , à mesure que l'on s'éloigne de l'époque. Le lieu d'élection est le bras, car, le plus ordinairement, la saignée de pied a pour résultat de faire affluer le sang vers les parties de la génération. C'est pour la même raison qu'on doit être réservé dans 'l'emploi des sangsues à la vulve et à l'anus. Dans quelques cas cependant l'application des sangsues aux lombes et aux aînés a dissipé les accidents. L'emploi des saignées convient lorsque la respiration est laborieuse et embarrassée , qu'il se manifeste des étoulTements et des palpitations ; les femmes qui sont sujettes auxhémorrhoïdes, aux douleurs articulaires, aux congestions ou aux inflammations, se trouvent bien des émissions sanguines.

Obs. LXXYL — Une femme vint nous consulter pour des douleurs lancinantes excessivement violentes qu'elle éprouvait dans la région sacrée ; les injections , les bains ne l'avaient point calmée. Nous lui fîmes poser vingt sangsues à la partie souffrante ; elles enlevèrent les douleurs, qui ne se reproduisirent plus. L'application des sangsues , combinée avec les saignées générales, nous a plusieurs fois réussi dans les cas d'hypertiophie. Il est réellement culieux d'observer comme certains engorgements se dissipent rapidement par l'usage direct des sangsues; mais nous n'avons point eu recours à ce moyen dans les engorgements de l'époque critique ; nous pensons qu'il pourrait être prescrit dans quelques cas où tous les autres remèdes ont échoué,

La saignée nouspai'aît encore convenir dans ces retours

de symptômes qui se montrent après la cessation , et qui finissent quelquefois par amener une maladie de l'utérus. Elle est également avantageuse dans ces hémorrhagies déplétives qui dépendent d'un excès de force.

Les purgatifs ont été long-temps en honneur : on croyait par eux se débarrasser de l'humeur peccante. Proscrits lorsque d'autres théories eurent remplacé celles du temps, ils nous paraissent devoir rendre des services dans des circonstances que nous allons tâcher d'apprécier (1).

Lorsqu'il y a des symptômes de maladies organiques avec hémorrhagie, leur emploi peut devenir dangereux. Ils déterminent en général, sur la matrice, une irritation , un afflux qui peuvent exaspérer les accidents. Ils ne sont pas plus utiles lorsque les femmes sont nerveuses. Dans les maladies qui ont une tendance à rétrocéder à l'intérieur, comme dans la goutte , le rhumatisme , les éruptions cutanées , les purgatifs , dont l'effet irritant a lieu sur les intestins j doivent être nuisibles; mais il y a évidemment des cas où leur usage est suivi d'une grande amélioration : c'est lorsque le tempérament est lymphatique, pituiteux, qu'il y a atonie dans les digestions, que les intestins contiennent des mucosités ou d'autres éléments dont l'évacuation est suivie d'un véritable sentiment de bien-être.

Obs. LXXVII. — Il y a peu de jours encore nous donnions des soins à une dame chez laquelle il existait des retards ; sa constitution et son tempérament nous firent prescrire des émissions sanguines. Les symptômes continuaient; elle avait perdu l'appétit; elle se plaignait d'un malaise général ; elle avait des douleurs dans les gencives ,

(l)Fothergill, Conseils aux femmes de quarante ans.

dans la tête ; nous ordonnâmes de l'eau de Sedlitz ; une bouteille pour deux jours. Tous les symptômes se dissipèrent, et la santé fut momentanément rétablie , caria cause existait toujoui^. Quand on a inutilement tenté les autres remèdes , on peut encore recourir aux purgatifs , mais il ne faut pas les administrer indistinctement; plus d'une fois les aloëtiques ont occasioné des hémorrhoïdes.

La plupart des femmes contractent l'habitude de prendre des lavements. Leurs digestions en sont souvent troublées, et la matrice elle-même devient quelquefois le siège de douleurs ; trop fréquents , ils produisent des hémorrhoïdes, rendent le canal intestinal paresseux , et exigent qu'on y ajoute des stimulants. Mais lorsqu'on en fait un usage modéré , ils sont très-avantageux ; les meilleurs sont ceux qui contiennent des principes émollients. Les lavements nuisibles sont ceux dans lesquels entrent les purgatifs, l'armoise , la matricaire et d'autres emménagogues.

Les exutoires, parmi lesquels il faut placer les sétons , les vésica toires et les cautères, sont j o urnellement em ployés , surtout les deux derniers, pour diriger vers la peau le mouvement fluxionnaire général ou local. Le dégorgement , souvent considérable qu'ils opèrent , nous paraît avoir une utilité réelle. Nous voyons tous les jours dans le monde des dames qui se sont soumises à leur application, et dont la fraîcheur de teint est véritablement remarquable.

Quoique ces remèdes semblent produire en apparence le môme effet, il existe cependant des différences sensibles dans leur manière d'agir. Le vésicatoire a un effet stimulant , en même temps qu'il contribue à détourner la congestion. 11 convient aux femmes qui ont été sujettes à des ophtalmies, à des éruptions cutanées, à des gcmflemeuts glanduleux.

258 Dr. LA MENSTRUATION.

Le cautère nous paraît préférable aux vésicatoires , parce qu'il agit plus profondément , et qu'il détermine moins d'irritation. Chez les femmes nerveuses, nous avons été plusieurs fois obligé de le substituer au vésicatoire. Nous l'avons employé avec le plus grand succès dans quelques cas de céphalalgie opiniâtre qui avaient résisté à tous les remèdes.

Avant de terminer ce qui est relatif aux mesures générales qu'il convient de prendre à l'époque de la ménopause , nous dirons quelques mots des bains. Ils ne doivent être prescrits qu'avec modération et dans des circonstances indiquées. On a dit qu'ils étaient nuisibles dans les hémorrhagies utérines ; nous les avons plusieurs fois employés dans ce cas, chez des femmes fortes, lorsque les pertes étaient seulement déplétives , et ce moyen nous a réussi. Les bains conviennent encore aux personnes douées d'une extrême susceptibilité nerveuse. Il arrive assez souvent que les femmes ne peuvent supporter les grands bains , et qu'elles se trouvent soulagées par les demi-bains. Leur usage demande une grande réserve , car ils pourraient occasioner un centre de fluxion vers l'utérus, et gêner les efforts de la nature.

On peut aussi prescrire quelques boissons adoucissantes , rafraîchissantes , lorsqu'il y a un mouvement fluxionnaire trop énergique. L'infusion de feuilles de vigne blanche est recommandée comme jouissant de propriétés particulières. Les femmes nerveuses feront bien de prendre chaque jour deux ou trois tasses de cette infusion , sucrée avec le miel ; mais pour que ce moyen soit utile , il faut l'employer deux ans environ avant la cessation.

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