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s’accentuant de plus en plus; et voici l'histoire qu’il me raconta :
« Il y a six ans environ j'ai commencé à sentir une douleur dans le pied droit, douleur localisée à l’articulation métatarsophalangienne du quatrième métatarsien.
« Gelte douleur, d’abord supportable, devint en quinze jours si intense qu'elle me faisait crier, et par instant la douleur était telle que j'étais obligé de sauter de ma voiture, de m'arrêter et d'enlever mon soulier qui était cependant toujours très large. Tous les médecins consultés n’ont pu me soulager; quoi qu’ilen soit ma santé est excellente. »
Le 44 juin le D" Alison fut examiné sur ma demande par les D" William Hunt et Albert Friché qui trouvèrent la douleur localisée à la tête du quatrième métatarsien, lequel ne supportail pas la moindre pression.
Opération. — Le 15 juin, je fis une incision sur la partie supéro-externe du quatrième métatarsien, je le sectionnai à 3 centimètres environ de son extrémité antérieure et mème j'enlevai l’orteil. Au bout de trois jours le D' Alison se trouvait si bien qu'il put retourner chez lui dans le Maryland et il m'écrivit : « Je suis enchanté et me porte tres bien, je n’ai plus du tout souffert et depuis des années je ne me suis si bien porté. »
Thomas-G. Morron Ibid., obs. 7.
Mue C. H.…., cinquante ans. Souffre du pied gauche depuis trente ans, les douleurs siègent à l'articulation du quatrième orteil. Les douleurs sont réveillées par la pression ; elles sont très vives, au point qu'une fois elle dut enlever son soulier dans la rue et marcher pied nu.
Si au moment où apparaît la douleur elle n’enlève pas immédiatement sa chaussure, la douleur remonte jusqu'a la hanche.
Sa sœur souffre d’une affection analogue du pied droit,
On ne propose pas d'opération par suite du mauvais état général de la malade.
LE noie
Thomas-S.-K. MorrTon. Annales of surgery, 1893.
M. S. C..., quarante-cinq ans, missionnaire au Japon.
« Dans l'été de 1888, je faisais une promenade dans Tokio, j'avais une paire de &ouliers neufs, à talons très hauts, quand je sentis une douleur, d’abord légère, mais qui bientôt acquit une grande intensité, siégeant au pied droit dans la région de l'articulation métatarso-phalangienne du quatrième orteil.
« Ces paroxysmes douloureux devinrent de plus en plus violents et s’accompagnèrent d’un énervement général. 11 me suffit d'enlever ma chaussure pour voir cesser douleur et énervement. »
Je réséquai l'articulation atteinte en mai 4892. Au bout de trois semaines, le malade pouvait marcher très librement dans des chaussures ordinaires et jamais plus les douleurs n’ont reparu.
Auguste PorLosson. Province médicale, 1889.
M. X..., docteur en médecine, âgé de vingt-neuf ans, souffre, depuis l’âge de quinze ans, d’une douleur très vive siégeant dans le pied droit et se montrant d’une manière intermittente.
Le siège de la douleur peut être très exactement localisé dans l’espace qui sépare les fétes des troisième et quatrième métatarsiens. Lorsqu'elle arrive à une grande acuité, elle peut s’irradier dans le pied, dans la jambe et même dans la cuisse, en suivant d’une manière ascendante le frajet du nerf sciatique.
Cette douleur n'apparaît jamais quand le pied est nu ni quand le pied est placé dans une chaussure très molle et très large, telle qu’un chausson. Il faut, pour qu’elle se montre, que le pied soit dans une chaussure plus rigide et moins large,
telle qu’une bottine ou un soulier de forme quelconque. Si la bottine est étroite, si le pied est serré, la douleur aura une tendance à se produire plus vite et plus souvent, mais elle peut Survenir même avec une chaussure relativement large e4 dans laquelle le pied est tout à fait à l'aise.
Le plus souvent, la douleur commence pendant la marche; quelquefois c’est au bout de quelques pas seulement qu’elle apparaît, d’autres fois le sujet aura fait sans souffrir une marche prolongée, de plusieurs heures, lorsque subitement il commence à souffrir.
.La douleur apparaît brusquement; au moment où elle débute, le malade ressent quelquefois une sensation de craquement, ou un mouvement anormal, comme si quelque chose se décrochait dans le pied; la douleur, assez intense dès le début, arrive à son intensité maxima au bout de cinq à dix minutes.
Cette douleur, en tout cas, est assez vive, dès qu’elle se montre, pour occasionner de la elaudication, car la pression du pied sur le sol est, dès l’abord, douloureuse à chaque pas. Si le sol est inégal et caillouteux, la marche est notablement plus pénible.
La douleur, arrivée à son maximum, est d’une extrême acuité et peut être comparée à celle d’une violente névralgie dentaire. La marche devient alors tout à fait impossible. Le malade peut faire cesser son mal par le moyen suivant :
Dans les premiers temps de l’affection il n’avait pas besoin de se déchausser, le soulagement était obtenu en abaïssant par une contraction volontaire la partie antéro-interne du pied, mouvement qui avait pour résultat une sorte de ressaut au niveau du point douloureux, suivi d’un soulagement immédiat et progressif.
Au bout de quelques mois, ce procédé de soulagement cessa de réussir, le seul moyen fut alors de quitter la chaussure; le pied étant nu et libre, la douleur disparaît sûrement au bout de cinq à dix minutes. Au bout d’un an ou deux, ce procédé devint également insuffisant et le malade dut alors avoir recours à un nouveau procédé de soulagement qu’il emploie encore actuellement.