‹ De la méthode a posteriori expérimentale et de la généralité de ses applicationsChapitre 43 sur 103 · CONSIDÉRATIONS GÉNÉRALES SERVANT D'INTRODUCTION · texte numérisé non relu

CONSIDÉRATIONS GÉNÉRALES SERVANT D'INTRODUCTION

117. Les propositions que je viens d'exposer ont assez de certitude dans leur généralité pour leur valoir le titre de principes propres à donner la cause de faits ou de simples rapports sociaux qui n'ont jamais été suffisamment expliqués, sans doute parce que la continuité de leur manifestation les a dérobés à notre attention, fort différents en cela de phéno-

mènes ordinaires du monde extérieur qui, loin de passer inaperçus, nous frappent vivement en agissant sur quelques-uns de nos sens, tels que la vue ou l'ouïe.

118. Que l'on considère l'ensemble des idées exposées dans cet ouvrage au point de vue le plus élevé, et l'on verra que Yerreur la plus fréquemment commise dans les recherches du domaine des sciences naturelles a été en définitive de prendre la partie pour le tout. Or, rien ne met mieux en évidence l'origine de cette erreur que l'aspect sous lequel j'ai présenté la marche de l'esprit humain dans la recherche de la vérité du ressort de ces sciences, comprenant l'étude des êtres concrets.

119. Effectivement, dans les recherches des vérités du ressort des sciences naturelles pures, l'esprit humain procédant du concret à l'abstrait et revenant de V abstrait au concret, le but que j'ai attribué à ces sciences étant la connaissance de toutes les propriétés du concret qu'elles étudient, et ce but jusqu'ici n'ayant été atteint pour quoi que ce soit, on est autorisé à conclure qu'aucune de nos connaissances relatives au concret n'est parfaite et que tous ceux qui auront étudié et dont la probité égalera le sa-

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