‹ De la méthode a posteriori expérimentale et de la généralité de ses applicationsChapitre 58 sur 103 · Newton considéraitla lumière comme un corps · texte numérisé non relu

Newton considéraitla lumière comme un corps

impondérable, tandis que Hooker et Euler la considéraient comme l'effet du simple mouvement ondulatoire d'un fluide très-mobile appelé éther.

Non-seulement les savants anglais et français préférèrent, dans le courant du xvme siècle, l'opinion de Newton sur la lumièreàl'opinioncontraire, mais ils considérèrent la chaleur, l'électricité et le magnétisme aussi bien que la lumière, comme des fluides impondérables d'une extrême ténuité. Au commencement du siècle, Young en Angleterre, et quelques années plus tard, Fresnel en France, professèrent l'existence de Véther ; et depuis une trentaine d'années, non-seulement on s'est prononcé en faveur de cet agent, mais on a rejeté l'existence des corps impondérables nommés acalorique, fluide élec^ trique et fluide magnétique; et si aujourd'hui on attribue à l'éther les phénomènes de la lumière et ceux encore de la chaleur, de X électricité et du magnétisme, il est un certain nombre de savants qui rejettent non-seulement les corps impondérables que je viens de nommer, mais Véther môme, et pour lesquels les phénomènes électriques et magnétiques aussi bien que ceux de la chaleur et de la lumière sont dus aux seuls mouvements vibratoires des corps pondérables. Si ces hypothèses présentent des difficultés lors même qu'on ne s'occupe que des

phénomènes relatifs à la chaleur, à la lumière, à Y électricité et au magnétisme, au point de vue où le géomètre et le physicien les envisagent, ils en présentent de bien plus grandes lorsqu'on veut les appliquer à l'explication des phénomènes chimiques, parce qu'alors, comme je l'ai dit précédemment, les difficultés sont extrêmes. C'est ce qui m'a décidé à employer un langage exempt d'hypothèses dans l'interprétation des phénomènes chimiques; et dès i 818, à l'article corps impondérables (i), j'ai dit que sans préjuger la nature de la chaleur, de la lumière, de l'électricité et du magnétisme, je me bornerais h considérer les causes de ces phénomènes comme de simples agents, ou plutôt encore comme de simples forces; en conséquence j'ai distingué les causes qui prennent part aux actions moléculaires des espèces chimiques en trois groupes :

i . Forces chimiques :

Cohésion.

Affinité.

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