CHAPITRE II
CRITIQUE DE L'ENSEIGNEMENT MÉDICAL CONFORMÉMENT A LA CONCLUSION FORMULÉE PRÉCÉDEMMENT (72).
310. Les sciences médicales se composent d'un nombre considérable de connaissances diverses empruntées aux mathématiques et surtout à la physique et à la chimie, à la botanique, à la zoologie, à l'anatomie et à la physiologie.
La médecine comparée comprend la vétérinaire.
Si l'objet de la médecine est de ramener à l'état normal, autant que possible, la santé de l'homme ou
d'un animal qu'une cause quelconque a troublée, ce n'est point un motif d'en faire une science spéciale douée d'un caractère scientifique propre à la distinguer de toute autre : car elle arrive à son but en recourant aux sciences pures douées chacune d'un caractère scientifique • qui n'appartient qu'à elle; et pour cette raison je comprends dans la physiologie les principes de la pathologie traitant de la connaissance des maladies, ainsi que de la thérapeutique prescrivant les remèdes propres à combattre ces maladies; et je dirai en outre que ces deux branches de la médecine sont à mon point de vue si intimement unies que l'enseignement en doit être simultané.
Je rattache encore à Yanatomie et à la physiologie les principes de Yanatomie pathologique et ceux de la science chirurgicale.
En définitive, la médecine ne se compose que d'éléments de connaissances empruntées aux sciences pures.
311. Que l'on tienne compte de l'immensité des propriétés, des qualités, des rapports, en un mot des attributs concernant l'homme et les animaux malades, puis de toutes les connaissances relatives au moyen de combattre les affections si complexes et si variées qui se présentent à l'observation, et l'on