‹ De la méthode a posteriori expérimentale, et de la généralité de sesChapitre 13 sur 117 · CHAPITRE IV · texte numérisé non relu

CHAPITRE IV

DES PBOPBIÉTÉS PHYSIQUES ET DES PROPRIÉTÉS CHI- MIQUES QUI SONT SUSCEPTIBLES D'ÊTRE ÉTUDIÉES AUX POINTS DE VUE ABSOLU, RELATIF ET CORRÉLATIF.

20. En 1818, je crus utile d'insister (1) sur la distinction que j'avais faite depuis plusieurs années dans mes cours, de certaines propriétés physiques et chimiques^ qui sont susceptibles de se présenter k

(l) Dictionnaire des iciences naturelleSf lome^ |Q,^ 9,rtîçlç cçvp^^ page 511.

4i DES TROIS GROUPES DE PROPRIÉTÉ.

l'esprit sous trois rapports : Vabsolu, le relatif et le corrélatif. Le temps et Timportance que depuis près de vingt ans M. Grove a attaché à ce qu'il appelle la corrélation des forces physiques^ sans qu'il ait eu connaissance de mes écrits, n'ont pu que me confirmer l'utilité de ces distinctions, eu égard non-seulement à la science, mais encore au jour qu'elles jettent sur les corrélations réelles d'un certain nombre d'expressions du langage usuel en lesprésentant à des esprits méditatifs avec un sens clair et précis qu'elles n'auraient pas eues sans cela (82, 83, 84).

21. Les propriétés physiques susceptibles d'être envisagées aux trois points de vue dont je parle, sont le magnétisme et Vélectricitéj et les propriétés chimiques susceptibles de l'être, sont V acidité ou Yalcalinitéy et la propriété comburante ou la propriété combustible,

22. Le magnétisme^ au point de vue absolu, est la propriété dont jouit un certain minerai de fer d'attirer le fer métal.

Après qu'on eut distingué divers corps doués de la propriété magnétique , la pensée vint de les étudier relativement à l'intensité de cette propriété

dans des barres ou lames de ces corps divers amenées à l'égalité de poids ou à Tégalité de volume. Le magnétisme fut étudié alors au point de vue relatif.

Enfin, lorsqu'on chercha à se rendre un compte plus exact du magnétisme, on arriva à ce résultat, que les phénomènes magnétiques ne se manifestent qu'entre des corps magnétiques. De sorte que, dans l'attraction exercée par un aimant sur un barreau de fer doux, ce barreau passe lui-même à l'état d'aimant par l'influence du premier. A la vérité, une fois soustrait à cette influence, la propriété magnétique s'évanouit.

Deux aimants façonnés en lames étroites allongées, étant posés chacun sur un pivot dont la pointe correspond à une petite cavité pratiquée au milieu des lames, on reconnaît que placés parallèlement à quelques décimètres l'un de l'autre, ils gardent leur parallélisme, et qu'après les avoir dérangés, Us le reprennent à la suite d'oscillations décroissantes. L'axe des deux aimants se trouve alors dans un plan vertical passant très-près des pôles nord et sud delà terre. Approche-t-on les deux aimants l'un de l'autre convenalilement, on constate qu'ils se repoussent par leurs extrémités dirigées vers le nord ou vers le sud, tandis qu'ils s'attirent lorsqu'on rapproche les extré-

mités dirigées en sens contraire. Il en résulte que près des extrémités d'un même aimant oîi siège la propriété magnétique au degré le plus élevé, cette propriété y existe dans deux états différents, de sorte que les extrémités des deux aimants qui regardent le même pôle de la terre se repoussent, tandis que les contraires s'attirent.

De là cette conclusion : en distinguant un magnétisme nord et un magnétisme sud, on ne peut les définir qu'en disant que les magnétismes de même nom se repoussent et que ceux de noms différents s'attirent.

Or, ne pouvant définir l'un sans définir l'autre, la propriété magnétique envisagée ainsi devient cor^ relative,

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