‹ De la méthode colopexique dans le traitement des prolapsus complets du rectumChapitre 17 sur 27 · OBSERVATION X · texte numérisé non relu

OBSERVATION X

Le malade de M. Richelot était un homme de 35 ans, atteint de prolapsus rectal depuis très longtemps, qui avait subi presque tous les traitements connus de cette affection.

14 juillet 1890. Opération. Chloroformisation. Colopexotomie avec ouverture iminédigle de l'intestin. Les suites de l'opération ont été des plus simples et la guérison du prolapsus rectal a été complète.

L'année suivante, les 30 mars, 20 avril et 11 octobre 1891, M. Richelot pratiqua des opérations ayant pour but de fermer

l'anus contre nature.

C'élaient de simples sulures à élages, avec où sans avivement de la muqueuse intestinale, car il fallait essayer de fermer l’orifice anormal sans rompre ses adhérences à la paroi abdominale, afin de ne pas retirer au malade les bénéfices de la fixation.

Mais comme toutes les sutures, malgré le soin qu’on y apportait, échouèrent successivement, M. Richelot entreprit une opération plus radicale en adoptant un plan tout autre.

Le 9 novembre 1891 il agrandit l'incision et libéra entièrement l'intestin sur les {rois quarts environ de la hauteur des adhérences. La partie supérieure de l'intestin fixé resta donc seule au contact de la paroi; cette adhésion limitée devait suffire à maintenir V’S iliaque dans la situation où elle avait été mise et à prévenir le retour du prolapsus.

Ayant ainsi pénétré franchement dans le péritoine, M. Richelot ferme l’orifice anormal de l'intestin par trois étages de sutures à la soie fine ; il ramèae sur la suture l’épiploon, sans d'ailleurs le fixer à la paroi intestinale, puis ferme complètement la plaie abdominale comme après une laparotomie.

Les suites de cette intervention furent très simples : aucune fistule intestinale ne se produisit et le prolapsus resta guéri. M. Pichelot a revu plusieurs fois le malade dans le courant de l’année 1892 ; la guérison ne s’est pas démentie.

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