‹ De la méthode d'observation: dans son application aux sciences morales et politiquesChapitre 14 sur 181 · Aphorismes, cxx-cxxviii · texte numérisé non relu

Aphorismes, cxx-cxxviii

4 DE LA MéTBODE D*UBSEETATIOX.

aucune influence notable sur la marche générale de la science.

Ainsi, il est juste de reconnaître que l'école philosophique qu'on a appelée écossaise s'était, dès le dixseptième siècle, placée dans la bonne voie. Cette école dont le fondateur et le chef, Thomas Reid, doit avoir, par le célèbre écrit où il développe sa doctrine \ une place éminente parmi les philosophes modernes, prend l'observation pour guide; elle veut qu'on s'attache « à découvrir par l'analyse des phénomènes les principes simples qui les produisent et les lois selon lesquelles les principes agissent ^. » Elle pense qu'il faut procéder dans la science de l'esprit comme dans la science de la matière, et que si Ton en est venu à regarder parfois la philosophie comme une chimère, il le faut principalement attribuer à la méthode suivie depuis l'antiquité, méthode à laquelle on n'a renoncé après Bacon que pour un ordre de recherches. Vainement, en effet, Descartes et Locke lui-même avaient admis en principe, à la suite d'Aristote, la méthode expérimentale. « Ni Descartes, ni Locke, ni aucun philosophe ne s'y sont franchement conformés dans la pratique. Après quelques données

\ . Inquiry into the human Mind on the principle of commun sensé. Londoii, 1663.

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