‹ De la méthode d'observation: dans son application aux sciences morales et politiquesChapitre 148 sur 181 · Pditique, liv. II · texte numérisé non relu

Pditique, liv. II

ment sous un titre ou sous un autre ; et à cet effet, « Us l'entourent de restrictions et d'entraves, limitent sa prérogative et sa durée, souvent lui ôtent d'une main ce qu'ils lui donnent de l'autre (LIV). Nouvel écueil; alors il perd toute vigueur, il chancelle en marchant et ne peut plus remplir sa mission ; les lois sont le jouet de tous et l'État tombe dans le désordre; telle est bien réellement l'alternative : trop fort, tyrannie; trop faible, anarchie; et c'est aussi par ces deux mots rangés dans l'ordre inverse que peut se résumer en général l'histoire des républiques démocratiques de quelque importance \ »

On comprendra parfaitement que la difficulté est levée s'il s'agit de la république aristocratique. En effet, là c'est un corps puissant qui est réellement le pouvoir. La suprême magistrature n'en est plus qu'une délégation. Il sera facile de la contenir, de l'empêcher de dépasser le cercle tracé autour d'elle. Venise avait un doge, traité d'Altesse et à vie, mais qui assis sur son siège ducal était obligé d'écouter en s'inclinant les remontrances que lui adressait le conseil des Dix par un de ses membres !

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