vol. ia
entendent nous diriger dans la pratique de la vie, ne sont pas d'accord sur les règles qu'ils prétendent nous imposer. Ils varient sans cesse sur les fondements même de la science qu'ils se sont donné la mission d'enseigner, de telle sorte que nous nous trouvons ainsi placés dans la situation de ce voyageur, à qui l'on montrerait plusieurs routes divergentes pour parvenir vers un point déterminé. Procédons d'autre façon. Quelque part qu'on observe l'homme, on le retrouve à l'état de société. Cet état de société a des degrés divers et présente des conditions variées à Tinfini; mais il existe. Ceci est un fait constant, et qui ne souffre point d'exception. La condition normale et nécessaire de Hiomme, c'est l'état social. Le plus simple examen montre qu'il ne lui est donné d'arriver au complet développement de ses instincts, de ses aptitudes, de ses fecultés, que par la société ; donc la société est conforme à la loi de son existence; donc dire que l'homme est, c^est dire que la société est aussi; un fait est la conséquence rigoureuse de l'autre. Telle est l'induction importante à laquelle on est amené ici par l'observation.
IL — Il n'y a donc point à discuter ces questions tant débattues que l'homme pouvait former ou ne point former la société, qu'il l'a créée de propos déli-