CHAPITRE XX. âOS
par de puissantes déductions, révéler au genre humain le secret de son berceau.
XIII. — Bornons-nous en ceci à un point précis qui fera ressortir le vice de la méthode adoptée dans l'examen de ces questions. Nous voulons parler de Torigine du langage.
On sait les difficultés qui ressortent de ce sujet. Ainsi, chez des peuples qui n'ont aucune culture intellectuelle, vous trouvez des langues dont la syntaxe compliquée décèle les plus ingénieuses combinaisons de l'intelligence. L'idiome que parle le Hottentot encore barbare, est infiniment plus savant que celui qui est propre au Chinois, dont la civilisation raffinée remonte à plusieurs siècles ! Le langage est ainsi à l'origine plein de mystère. De là partage entre les philosophes et les savants, les uns ayant pensé qu'il était impossible que ce fût une invention humaine, les autres jugeant au contraire qu'il n'était nullement nécessaire qu'il eût été primitivement révélé à l'homme. La première opinion a été adoptée par J.-J. Rousseau et par M. de Bonald, et c'est certainement le seul terrain sur lequel ces deux hommes pouvaient se rencontrer. Parmi ceux qui la repoussent, distinguons l'écrivain que nous venons de citer *.