‹ De la méthode d'observationChapitre 129 sur 195 · md., t. II, p. Ii · texte numérisé non relu

md., t. II, p. Ii

3. M. J.-B. Duvergier, Collection des Lois, etc., t. XLVni, p. 360

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placé par son origine que \eàvo\i positif, plus étendu dans son application, plus puissant dans ses effets, pourrait bien n'être qu'une vaine déclamation. » L'auteur ajoute qu'il est nombre de jurisconsultes très-savants, très-honnêtes, très-bons Français, et pas le moins du monde athées^ qui n'ont que peu de foi au droit naturel, Pascal n'y croyait point et il adorait Dieu !»

Citons -encore un étranger célèbre qu'il ne faut pas toujours prendre pour guide, mais dont les écrits sont néanmoins lus avec fruit. « On ne peut plus raisonner, dit Bentham * , avec des fanatiques armés d'un droit naturel que chacun entend comme il lui plaît, applique comme il lui convient, dont il ne peut rien céder, rien retrancher, qui est inflexible autant qu inintelligible; qui est consacré à ses yeux comme un dogme et dont on ne peut s'écarter sans crime. Au lieu d'examiner les lois par leurs effets, au lieu de les juger comme bonnes ou mauvaises, ils les considèrent par leur rapport avec ce prétendu droit naturel, c'est-à-dire qu'ils substituent au raisonnement de l'expérience toutes les chimères de leur imagination.»

En somme, comme l'état naturel de l'homme est l'état social ; c'est le droit social qui est le droit naturel.

Qu'on ne dépasse pas notre pensée. Sans doute

\, Traité de Légis!atio7i civile et pénale, t. î.

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