Traité du droit pénal, 1. U
lions fausses ou contestables, de ce qu'on met enfin de vains systèmes à la place de véritables principes. Ce que révèle l'observation, c'est que l'idée de réparation du mal accompli est inséparable chez les hommes du sentiment de justice qui est le fondement de la société; de là les pénalités diverses. Sans doute, dans l'application de la règle, la société s'est souvent égarée; tantôt elle a puni des actes que la morale doit seule atteindre ; tantôt elle n'a nullement proportionné la peine à l'offense. Mais nous n'avons pas à entrer dans cet examen et ne pouvons que renvoyer le lecteur aux savants écrits que la matière a suggérés en ces derniers temps*.
XII. — La peine de mort, encore un texte de discussions sans fin! Longue serait l'énumération de tous les écrivains qui, depuis Beccaria* jusqu'à nous, ont raisonné d'après le faineux argument que la société n'ayant pas donné la vie à un homme , elle ri a pas le droit de la lui ôter^ Nous ne savons, quanta nous, si elle a ce droit, mais nous voyons qu'elle en use. C'est un fait universel. Il faut bien prendre garde au
1. Voir notamment le vaste et savant travail de M. Faustin- Hélie, conseiller à la cour de cassation.