‹ De la méthode d'observationChapitre 151 sur 195 · CHAPITRE XXY · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXY

s'insui^er de l'autre; seulement il y a des faits (Toppression Qidie% faits et insurrection qu'il faut apprécier. Un éminent esprit* nous dit qu'il est des révolutions qui sont légitimes, d'autres qui ne le sont pas. La légitimité des révolutions ! autant^ vaudrait s'enquérir de la légitimité des ouragans! En vérité, les révolutions sont légitimes ou illégitimes, selon l'école à laquelle on appartient. La légitimité des uns est l'illégitimité des autres. Gomment une révolution expulsant une race royale, serait-elle jamais réputée légitime, par les hommes qui considèrent le droit dynastique comme un dogme, et ceux pour qui l'institution de la république en est un aussi, peuvent-ils voir autre chose qu'une sorte de crime contre nature dans cette révolution qui la renverse?

VIIL — Mais il n'y a point de dogme dans une forme de gouvernement, non plus que dans les éléments si variables qui la constituent. Le principe d'hérédité monarchique reçoit son application depuis qu'il y a des sociétés politiques, parce qu'il est une base précieuse pour la sécurité des intérêts sociaux; mais il n'est point, comme on veut le faire entendre, un lien mystérieux et indissoluble entre un peuple et une maison

I. M. de Ri^musal, L* Angleterre au dix-septième siècle y t H, p. 444.

régnante (LI). La chimère de cette hypothèse est complètement démontrée, il faut le redire, par Texpérience de laquelle il résulte que toujours lorsqu'une révolution a brisé ce lien, la société le renoue d'une façon quelconque, et poursuit son cours sans s'inquiéter du droit qu*on lui oppose et qui est obligé d'aller un peu plus tôt bu un peu plus tard s'abîmer dans les faits qu'amène le temps.

Pourquoi voir aussi dans la République une théorie abstraite et absolue, une sorte de gouvernement idéal auquel l'humanité est nécessairement prédestinée; tandis qu'il n'y a là, dans le fait, qu'un nombre infini de formes de gouvernement qui comportent tour à tour l'aristocratie et la démocratie, même parfois la royauté (témoin Sparte et la Pologne), et qui sont bonnes ou mauvaises selon les temps et les lieux auxquels on veut les appliquer. Àristote n'en comptait pas moins de cent cinquante-huit fort diverses dans cette seule Grèce qui n'équivalait guère en étendue qu'au dixième de la France.

Mais c'est à vrai dire Y idée et organisation démocratique sous la forme républicaine qui a pris parmi nous un caractère systématique et absolu que dément l'observation. Lisez les écrits qui se publient à ce sujet; il semblerait que la société française et les autres à sa suite sont inévitablement destinées à voir h

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